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L’Espagne sacrée championne du monde

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 17 j

L'Espagne a remporté son deuxième titre mondial, dimanche, en défaisant l'Argentine 1-0 en finale..

Victoire espagnole en finale

L'Espagne a remporté la Coupe du monde de football 2026 en s'imposant 1-0 face à l'Argentine en finale, disputée au New Jersey (États-Unis) le 19 juillet 2026. Le but victorieux a été marqué par Ferran Torres, attaquant du FC Barcelone, en prolongation à la 106e minute. Ce succès permet à l'Espagne de remporter son deuxième titre mondial après celui de 2010 en Afrique du Sud. La victoire est d'autant plus symbolique que les Espagnols ont dominé le match malgré une défense argentine réputée solide. L'Argentine, triple championne du monde (1978, 1986, 2022), échoue ainsi à réaliser un doublé historique et à succéder à elle-même, une performance inédite depuis le Brésil en 1962. La finale a été marquée par l'exclusion d'Enzo Fernandez, joueur argentin, pour un deuxième carton jaune en fin de match, laissant l'Espagne en supériorité numérique pour la dernière partie du jeu.

Collectif espagnol dominant

La victoire espagnole repose sur un collectif solide, construit depuis 2022 par l'entraîneur Luis de la Fuente. Ce groupe se distingue par un milieu de terrain souverain, capable de contrôler le jeu, et une défense quasi impénétrable, n'encaissant qu'un seul but en huit matchs durant le tournoi. Parmi les piliers de cette équipe, Rodri, milieu défensif et capitaine, a été élu meilleur joueur de la compétition. Il a été épaulé par Fabian Ruiz et une arrière-garde fermée, où se distinguent Unai Simon, gardien élu meilleur de la Coupe du monde, et Pau Cubarsi, jeune joueur de 19 ans sacré meilleur jeune du tournoi. L'Espagne a affiché une régularité remarquable, ne concédant aucun but en temps réglementaire et en prolongation avant la finale. Son parcours a été marqué par une entrée en lice difficile face au Cap-Vert (match nul 0-0), mais elle a ensuite enchaîné les performances convaincantes, notamment en écrasant la France en demi-finales (2-0).

Rôle des stars espagnoles

Plusieurs joueurs espagnols ont marqué ce Mondial, à commencer par Ferran Torres, auteur du but victorieux en finale. Mikel Oyarzabal, meilleur buteur de l'équipe avec cinq réalisations, a également joué un rôle clé dans l'attaque. Lamine Yamal, jeune prodige de 19 ans du FC Barcelone, considéré comme l'un des talents les plus prometteurs du football mondial, n'a pas pu briller autant que lors de l'Euro 2024 en raison d'une blessure à la cuisse gauche. Malgré cela, il a offert une passe décisive à Torres en finale et a tenté de se montrer dangereux à plusieurs reprises, notamment avec une frappe en première période et un coup franc détourné. Nico Williams, attaquant de l'Athletic Bilbao, a également contribué en offrant la passe décisive à Torres en prolongation après une entrée remarquée. Ces joueurs, combinés à l'expérience de Rodri, forment une génération dorée qui pourrait dominer le football mondial dans les années à venir.

Échec argentin et fin de cycle

L'Argentine, menée par Lionel Messi, a échoué à réaliser un triplé historique en Coupe du monde. Messi, octuple Ballon d'Or et considéré comme l'un des plus grands footballeurs de tous les temps, n'a pas réussi à sauver son équipe malgré deux passes décisives en demi-finales contre l'Angleterre (victoire 2-1). À 39 ans, ce Mondial pourrait être son dernier, et il quitte la compétition avec un bilan de 21 buts en six éditions, loin derrière Kylian Mbappé, qui remporte le Soulier d'Or avec 10 buts et devient le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde (22 buts). Le sélectionneur argentin, Lionel Scaloni, a reconnu la supériorité espagnole et a évoqué un possible départ après avoir remis en question sa place. Malgré la défaite, il a salué le parcours de son équipe, soulignant que les Argentins savent perdre avec dignité.

Ce que ça pourrait changer

La victoire espagnole a été accueillie avec une immense ferveur en Espagne, où un défilé est prévu à Madrid devant une foule estimée à un million de personnes. La Maison royale espagnole a salué l'équipe, qualifiant ce titre de récompense pour un parcours exigeant, marqué par l'effort et la constance. Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, présent à la finale, a également félicité une équipe « énorme ». Rodri, capitaine et meilleur joueur du tournoi, a exprimé son émotion en qualifiant ce succès d'incroyable et en soulignant la difficulté de ce Mondial. Les joueurs espagnols ont également évoqué leur détermination et leur foi en leur capacité à remporter le titre, malgré un début de tournoi difficile. En Argentine, la défaite a été ressentie comme un échec cruel, mais les joueurs ont été salués pour leur attitude et leur résilience.

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