« Le lucre ? L’avidité ? Monsieur le procureur, vous êtes dans le dénigrement » : au dernier jour de son procès
La maire du 7ᵉ arrondissement de Paris a fustigé les réquisitions « méprisantes » du Parquet national financier, qui a requis contre elle quatre ans de prison, dont deux ferme, pour « corruption » et « trafic d’influence ». Le jugement sera rendu le 21 janvier..
Le lundi 28 septembre 2026 marque la dernière journée du procès de Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, jugée pour des faits de corruption et de trafic d’influence. Ce procès, qui s’est étalé sur six journées d’audience, s’est conclu par des réquisitions du Parquet national financier (PNF) demandant une peine de quatre ans de prison, dont deux ferme. Le jugement définitif sera rendu le 21 janvier 2027. Lors de cette ultime audience, Rachida Dati a choisi de s’exprimer devant le tribunal, après avoir écouté les accusations sans réaction apparente. Elle a utilisé ce moment pour livrer un discours où elle se présente comme une victime, rejetant avec véhémence les accusations portées contre elle.
Le Parquet national financier (PNF) est une institution judiciaire française spécialisée dans la lutte contre la grande délinquance économique et financière. Dans cette affaire, il accuse Rachida Dati d’avoir perçu des avantages financiers en échange de faveurs, ce qui constitue un trafic d’influence. Plus précisément, elle est soupçonnée d’avoir monnayé son influence politique pour obtenir des contrats publics ou des postes avantageux. Les réquisitions du PNF, prononcées la veille, demandent une peine de quatre ans de prison, dont deux ferme, ainsi que des amendes. Ces accusations s’appuient sur des éléments matériels et des témoignages recueillis lors du procès, bien que les détails précis des faits reprochés ne soient pas détaillés dans l’article.
Lors de son intervention finale, Rachida Dati a adopté une posture de victime, tout en rejetant ce statut. Elle a critiqué les propos du procureur, qu’elle qualifie de dénigrement, en s’exclamant : « Le lucre ? L’avidité ? Monsieur le procureur, vous êtes dans le dénigrement ». Elle a défendu son parcours, soulignant ses fonctions passées de députée, magistrate et avocate, pour rejeter l’idée qu’elle aurait agi par intérêt personnel. Son discours, préparé à l’avance et lu sur une feuille manuscrite, visait à retourner la situation en sa faveur, en présentant les accusations comme une attaque infondée contre sa réputation et son intégrité.
Rachida Dati est une figure politique française bien connue, ayant occupé plusieurs postes ministériels sous les gouvernements Sarkozy et Macron. Son procès s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la corruption en France, où plusieurs personnalités politiques et économiques ont été mises en cause ces dernières années. Le procès se déroule à Paris, devant le tribunal judiciaire, et a attiré l’attention des médias en raison du profil de l’accusée. Le PNF, en tant que procureur, joue un rôle clé dans ce type d’affaires, en enquêtant et en requérant des peines contre les personnes soupçonnées de délits financiers ou de corruption.
Le jugement du procès est attendu pour le 21 janvier 2027. Si Rachida Dati est reconnue coupable, elle pourrait écoper de la peine requise par le PNF, soit quatre ans de prison, dont deux ferme. Une condamnation aurait des répercussions politiques et médiatiques importantes, compte tenu de son parcours et de son statut d’élue. À l’inverse, un acquittement ou une peine plus légère pourrait être interprété comme une victoire pour elle et ses soutiens. Le procès a également mis en lumière les tensions entre la classe politique et les institutions judiciaires, notamment sur la question de l’impartialité des enquêtes et des procès dans les affaires de corruption.

