Des munitions volées à l’armée retrouvées lors d’une enquête sur un enlèvement
Trois militaires ont été arrêtés dans le cadre de ce que la police de Toronto qualifie d'enquête en cours..
Une enquête pour enlèvement avec demande de rançon a été ouverte par la police de Toronto le 25 juillet 2026, après qu’une victime a signalé avoir été enlevée près de l’intersection des avenues Finch Est et Bayview. L’enquête a révélé que la victime, ciblée pour ses cryptomonnaies (des monnaies numériques comme le Bitcoin), avait été menacée avec une arme, menottée et agressée. Les suspects ont tenté d’accéder à ses fonds numériques avant de la relâcher sous la menace de représailles en cas de contact avec les autorités. La victime a été libérée en moins de 24 heures après son enlèvement.
Lors de cette enquête, la police a découvert que des centaines de munitions avaient été volées aux Forces armées canadiennes. Au total, 2 500 cartouches ont été saisies, dont environ la moitié étaient des munitions à blanc (des projectiles sans charge explosive, utilisés pour l’entraînement ou les exercices). Cinq chargeurs à très grande capacité (des dispositifs permettant de tirer de nombreuses balles sans rechargement rapide) ont également été retrouvés. Ces munitions provenaient d’un vol commis par des militaires, ce qui a élargi l’enquête initiale.
Trois militaires des Forces armées canadiennes ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire. Les deux premiers, Talarambage Sachintha Fernando et James Moreau, étaient bombardiers (soldats spécialisés dans le lancement de projectiles) au sein du 7e Régiment de Toronto. Ils ont été relevés de leurs fonctions et leurs accès restreints depuis leur arrestation le 11 août 2026. Un troisième militaire, Jack Miley (âgé de 24 ans), a été arrêté le 24 septembre 2026. Leurs rôles exacts dans l’enlèvement et le vol d’armes restent à déterminer par la justice.
Les perquisitions menées dans la région du Grand Toronto ont permis de saisir plusieurs objets illégaux. Parmi eux figuraient deux armes de poing imprimées en 3D (des pistolets fabriqués avec une imprimante 3D, une technique utilisée pour contourner les contrôles), un fusil de chasse, deux silencieux (accessoires réduisant le bruit des tirs) et des drogues illicites. Ces découvertes ont renforcé les soupçons de criminalité organisée liés à cette affaire.
Au total, 82 chefs d’accusation ont été retenus contre les sept suspects. Sachintha Fernando est celui qui en compte le plus, avec 20 infractions liées principalement aux armes à feu. James Moreau est le seul militaire à faire face à une accusation liée à la drogue, avec deux chefs de possession en vue du trafic. À l’exception d’une personne, tous les accusés sont poursuivis pour enlèvement contre rançon (le fait d’enlever une personne pour exiger une somme d’argent en échange de sa libération). Les procédures judiciaires sont en cours.
Le chef de la police de Toronto, **Myron Demkiw**, a souligné que *personne n’est au-dessus des lois*, y compris les militaires, policiers ou fonctionnaires. Il a précisé que cette affaire avait pris une dimension inattendue, passant d’une simple enquête pour enlèvement à une investigation plus large impliquant des crimes graves. Le *ministère de la Défense nationale* a confirmé les arrestations des deux militaires et leur suspension, mais n’a pas communiqué davantage d’informations sur le troisième accusé.

