Blocus des lycées : 413 établissements perturbés ce lundi matin
Est-ce le début d'une nouvelle "semaine noire" en France ? Des centaines de lycées sont à nouveau perturbés depuis ce matin, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation pour davantage de moyens dans l'Education. Ce qui fait craindre de possibles débordements..
Ce lundi 5 octobre 2026, 413 lycées en France ont été perturbés par des blocus, c'est-à-dire des occupations ou des blocages de l'entrée des établissements par des élèves. Ces actions empêchent les cours de se dérouler normalement, soit totalement, soit partiellement. Ce mouvement s'inscrit dans une série de mobilisations plus larges pour demander davantage de moyens dans l'Éducation nationale. Les lycéens protestent contre des conditions d'enseignement jugées dégradées, comme le manque de professeurs, de salles ou de matériel. La situation est particulièrement tendue à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, qualifiée d'acte III par l'Union syndicale lycéenne (USL), un syndicat étudiant. Le gouvernement, pris au dépourvu, tente de réagir en urgence, mais les mesures annoncées tardivement peinent à calmer le mouvement.
Face à l'ampleur des perturbations, le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé une feuille de route à sept de ses ministres, détaillant cinq chantiers prioritaires pour répondre aux revendications des lycéens. Cette initiative reflète un changement de stratégie après plusieurs semaines de gestion chaotique du conflit. Cependant, les syndicats et les proviseurs, comme Yvon Manac'h, secrétaire académique du SNPDEN (Syndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale), soulignent que ces mesures arrivent tardivement et peinent à convaincre. Le gouvernement est critiqué pour son manque de réactivité initiale, alors que le mouvement s'étend à tout le territoire.
Cette crise intervient dans un contexte politique déjà fragile pour le gouvernement français. Les manifestations massives et les tensions sociales s'ajoutent à d'autres défis, comme la crise du logement en Espagne, où le Premier ministre Pedro Sánchez a convoqué des élections législatives anticipées pour le 29 novembre 2026. Cette décision fait suite au rejet des mesures proposées pour résoudre la pénurie de logements abordables et à des scandales de corruption impliquant son entourage. Sánchez mise sur un coup politique pour renforcer sa position, malgré un affaiblissement de sa crédibilité.
Au Brésil, le premier tour de l'élection présidentielle a réservé une surprise avec la performance inattendue de Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État. Flavio Bolsonaro a devancé le candidat sortant de gauche, Lula, de 2 points, un résultat que aucun sondage n'avait anticipé. Bien qu'il hérite du nom et de la base électorale de son père, il ne bénéficie pas de la même popularité. Ce résultat pourrait marquer un basculement de l'Amérique latine vers l'extrême droite, alors que le Brésil, géant du sous-continent, joue un rôle clé dans la région.
Pour la première fois depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran, les exportations de pétrole brut des pays du Moyen-Orient ont dépassé leur niveau d'avant le conflit. Cette reprise s'explique par le contournement des routes maritimes traditionnelles, notamment via la mer Rouge, et une augmentation du trafic dans le détroit d'Ormuz. Cependant, l'Iran, cible des sanctions, ne bénéficie pas de cette hausse. Cette situation interroge sur l'efficacité des pressions économiques exercées sur Téhéran et sur les conséquences géopolitiques pour la région, alors que les prix des carburants restent stables pour l'instant.

