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Culture

Reconstruire les territoires après une catastrophe naturelle/Cisjordanie : cartographier la colonisation/Adèle Van Reeth

France Culture - Savoirs · mis à jour 2 oct.

Comment faire une place au vide ? Pour y répondre, la philosophe et ancienne directrice de France Inter Adèle Van Reeth, qui publie “Une heure à soi” chez Gallimard, est l'invité de Marguerite Catton..

Invitée des Matins

Le podcast Les Matins sur France Culture reçoit Adèle Van Reeth, philosophe et ancienne directrice de France Inter, pour discuter de son livre Une heure à soi, publié en septembre 2026 chez Gallimard. L’émission explore la question philosophique de faire une place au vide, un thème central dans son ouvrage. Adèle Van Reeth, connue pour son travail de vulgarisation et ses réflexions sur la société contemporaine, aborde ici la manière dont les individus et les sociétés peuvent apprivoiser l’absence, le manque ou le silence dans un monde souvent saturé d’informations et d’activités. Cette discussion s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’équilibre entre présence et absence dans nos vies quotidiennes.

Reconstruire Saint-Martin

Dans le cadre des Chantiers de la recherche, Marie Cherchelay, docteure en géographie, présente un projet scientifique intitulé Adapto, qui vise à reconstruire les territoires après une catastrophe naturelle. L’exemple concret étudié est celui de l’île de Saint-Martin, ravagée par l’ouragan Irma en 2017. Ce projet cherche à comprendre comment les sociétés peuvent se réorganiser face à des destructions massives, en intégrant des solutions durables et adaptées aux risques climatiques. L’objectif est de proposer des méthodes pour reconstruire non seulement les infrastructures, mais aussi les liens sociaux et économiques, tout en tenant compte des vulnérabilités locales. Marie Cherchelay, en tant que chargée de mission scientifique, apporte une expertise géographie pour analyser ces enjeux.

Cartographier colonisation

L’émission Les Enjeux internationaux aborde la question de la colonisation israélienne en Cisjordanie à travers une cartographie détaillée. Khalil Tafakji, géographe palestinien et co-auteur de l’ouvrage 31° nord, 35° est. Chroniques géographiques de la colonisation israélienne (La Découverte, 2020), explique comment les colonies israéliennes se sont développées et étendues depuis les années 1967, après la guerre des Six Jours. Il utilise des cartes pour illustrer l’évolution des frontières, des zones administratives et des restrictions imposées aux Palestiniens. Khalil Tafakji, ancien conseiller de Yasser Arafat et membre de la délégation palestinienne lors des négociations de Taba (1992-2001), apporte un éclairage historique et géographique sur ce conflit territorial complexe.

Rôle du géographe

Khalil Tafakji, en tant que cartographe et géographe, joue un rôle clé dans la compréhension des dynamiques territoriales en Cisjordanie. Son travail consiste à documenter les changements dans l’utilisation des sols, les restrictions de mouvement pour les Palestiniens et l’expansion des colonies israéliennes. Ces données sont essentielles pour analyser les conséquences politiques, économiques et sociales de la colonisation. Par exemple, il met en lumière des phénomènes comme la fragmentation des terres palestiniennes, la construction de routes réservées aux colons ou encore les restrictions d’accès à l’eau. Son expertise permet de rendre visibles des réalités souvent invisibilisées dans les débats publics.

Ce que ça pourrait changer

Le projet *Adapto*, piloté par Marie Cherchelay, s’inscrit dans une démarche de recherche-action visant à adapter les territoires aux risques naturels. Il s’appuie sur des études de cas comme Saint-Martin pour proposer des solutions innovantes en matière d’aménagement du territoire. L’idée centrale est d’intégrer la résilience climatique dans les politiques de reconstruction, en évitant de reproduire les erreurs du passé. Par exemple, le projet pourrait recommander de ne pas reconstruire des habitations dans des zones à haut risque d’inondation ou de cyclone. L’approche combine géographie, sociologie et sciences de l’environnement pour proposer des modèles adaptés aux contextes locaux.

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