Carney’s war on workers would make the right to strike meaningless
Canadians elected a government that promised to defend the country from Trump and his politics. Now corporations are demanding limits on workers rights — and Carney is expected to deliver The post Carney’s war on workers would make the right to strike meaningless appeared first on Ricochet..
En 2025, une pluralité de Canadiens ont voté pour le Parti libéral de Mark Carney, espérant un leader qui protégerait les valeurs canadiennes face à l'influence américaine sous Donald Trump. Les électeurs ont explicitement rejeté Pierre Poilievre et les conservateurs, perçus comme trop alignés sur les valeurs anti-travailleurs du Parti républicain américain. Le rejet des conservateurs s'est notamment basé sur leur opposition aux droits des travailleurs, jugés trop proches de ceux des États-Unis. Mark Carney a été élu sur cette promesse de préserver l'identité canadienne face à ce qu'il présentait comme une menace venue du sud.
Malgré les attentes des électeurs, Mark Carney a poursuivi et intensifié les politiques controversées en matière de relations de travail de son prédécesseur Justin Trudeau. Son gouvernement a lancé une offensive contre les droits des travailleurs, en utilisant un vocabulaire neutre comme modernisation pour justifier ces mesures. L'objectif affiché est de satisfaire les attentes du patronat canadien, en réduisant les droits des travailleurs par rapport à ceux des décennies précédentes. Cette politique s'inscrit dans une logique de priorité donnée aux intérêts des investisseurs et des entreprises, au détriment des droits collectifs des salariés.
Patty Hajdu, ministre des Emplois et des Familles sous Carney, a défendu publiquement la nouvelle législation du gouvernement en matière de droit de grève. Elle a affirmé que, bien que le droit de grève soit maintenu, la loi vise à encadrer les 5 % de cas où les grèves deviennent perturbatrices pour l'économie. Elle a souligné que 95 % des négociations collectives se déroulent sans arrêt de travail, ce qui montre l'efficacité du système actuel. Cependant, en limitant le droit de grève aux seuls cas où il n'est pas utilisé, Hajdu a implicitement reconnu que le gouvernement cherche à rendre ce droit théorique plutôt que pratique.
Le gouvernement Carney envisage d'aller plus loin que ses prédécesseurs en introduisant une nouvelle loi qui imposerait une médiation contraignante avant qu'une grève ne puisse être déclenchée. Cette mesure s'ajouterait aux outils déjà existants, comme les lois de retour au travail, et vise à empêcher les grèves de se produire. Selon des sources citées par CTV, les entreprises estiment que les outils actuels, comme l'article 107 du Code canadien du travail, ne sont pas assez efficaces pour prévenir les dommages économiques causés par les arrêts de travail. L'objectif est donc de neutraliser les grèves avant qu'elles ne puissent causer des perturbations.
Le ministre des Transports, Steven MacKinnon, a explicitement lié la nécessité de limiter le droit de grève à la protection des investisseurs. Lors d'une intervention, il a déclaré que les grèves nuisent à l'investissement, à l'emploi et à la stabilité économique, en particulier dans les milieux syndiqués. Il a justifié cette approche en affirmant que les entreprises pourraient hésiter à investir si elles craignent des grèves pour de meilleurs salaires ou des conditions de travail plus justes. Pour MacKinnon, l'objectif est de créer un cadre qui favorise les accords entre employeurs et employés, tout en minimisant les risques pour les investisseurs.
Le gouvernement Carney considère que le droit de grève ne doit être exercé que dans les cas où il ne cause aucune perturbation économique. Cette position revient, en pratique, à rendre ce droit illusoire, car une grève n'a de sens que lorsqu'elle exerce une pression suffisante pour obtenir des gains concrets pour les travailleurs. Les syndicats et des personnalités comme Avi Lewis, du Nouveau Parti démocratique (NPD), ont critiqué cette approche, la qualifiant de stratégie anti-syndicale. En effet, si une grève ne peut être déclenchée que lorsqu'elle est inoffensive, elle perd toute son utilité comme outil de négociation collective.
Mark Carney, élu pour contrer l'influence de Donald Trump, met en place des politiques qui s'inspirent des États du Sud des États-Unis, réputés pour leur hostilité envers les syndicats. Son gouvernement cherche à attirer les investisseurs américains, y compris ceux soutenus par Trump, en affaiblissant les droits des travailleurs. Cette stratégie inclut la privatisation d'infrastructures publiques, comme les aéroports, avec l'aide de banques américaines comme Morgan Stanley. À terme, ces politiques pourraient laisser les Canadiens avec un pays où les droits syndicaux et les services publics sont considérablement réduits, transformant le Canada en un modèle proche de ceux des États républicains américains.

