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Généraliste

Le PQ estime les coûts d’un référendum à 130 millions

Le Devoir · mis à jour il y a 9 j

Les coûts anticipés pour la préparation et la tenue de la consultation seront inscrits dans le cadre financier du parti..

Coût estimé du référendum

Le Parti québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, estime que l'organisation d'un référendum sur la souveraineté du Québec coûterait au minimum 130 millions de dollars canadiens. Ce montant inclut trois phases distinctes : 10 millions $ en 2027-2028 pour des études et consultations, 10 millions $ supplémentaires en 2028-2029 pour poursuivre ces travaux, et 110 millions $ en 2029-2030 pour la tenue du scrutin lui-même. Le chef du PQ précise que le coût réel de préparation pourrait varier entre 20 et 30 millions $ selon les imprévus. Ces dépenses seront intégrées dans le cadre financier du parti et présentées à la population lors de la campagne électorale. Le référendum est prévu pour 2029 ou 2030, après le départ de Donald Trump de la présidence américaine, si le PQ forme un gouvernement majoritaire ou minoritaire.

Commission itinérante

Parmi les dépenses prévues, 20 millions $ sur les 30 millions $ de préparation seront consacrés à une commission itinérante sur la constitution provisoire. Cette commission a pour mission de consulter la population québécoise sur les modalités d'une future constitution, si le Québec devenait indépendant. Elle sillonnera la province pour recueillir l'avis des citoyens et organiser des discussions publiques. Le PQ considère ces consultations comme essentielles pour préparer un éventuel référendum, en s'appuyant sur une démarche démocratique et transparente. Ces travaux s'étaleront sur deux années budgétaires, de 2027 à 2029, avant la tenue du référendum.

Ministère de l'Indépendance

Si le PQ remporte les élections du 5 octobre et forme un gouvernement, Paul St-Pierre Plamondon prévoit créer un ministère responsable du processus d'indépendance. Ce nouveau ministère remplacera le ministère des Relations canadiennes et aura pour mission de superviser la transition vers la souveraineté. Le chef du PQ a assuré qu'il ne prévoyait pas augmenter la taille de ce ministère, mais qu'il réorienterait ses ressources pour refléter le nouveau projet politique. Ce changement illustre l'évolution des priorités gouvernementales, passant d'une relation avec Ottawa à la préparation de l'indépendance. Le budget de ce ministère proviendra des fonds existants, sans augmentation globale des dépenses publiques.

Transparence et critiques

Le PQ a été critiqué par ses adversaires politiques pour ne pas avoir révélé plus tôt le coût estimé d'un référendum. Paul St-Pierre Plamondon a justifié ce délai en expliquant que ses prédécesseurs avaient évité de s'engager sur ce sujet. Il a finalement décidé de rendre publics ces chiffres lors d'une entrevue avec La Presse canadienne, affirmant que cette transparence était une preuve de sérieux. Il a également rejeté les accusations selon lesquelles un référendum serait un gaspillage de fonds publics, soulignant que le PQ propose une approche budgétaire prudente et responsable. Le cadre financier présenté par le parti ne tiendra pas compte des dépenses futures, comme la création d'une armée québécoise, qui ne seraient pertinentes qu'après une éventuelle victoire du Oui au référendum.

Ce que ça pourrait changer

Le référendum sur la souveraineté du Québec est un engagement central du PQ, qui conditionne sa tenue à la formation d'un gouvernement majoritaire ou minoritaire après les élections de 2026. Le parti mise sur une stratégie de consultation progressive pour préparer les Québécois à cette éventualité. Paul St-Pierre Plamondon a souligné que l'objectif était de démontrer que le projet souverainiste pouvait être réalisé de manière ordonnée et financièrement maîtrisée. Cette approche s'inscrit dans un contexte où les adversaires du PQ cherchent à discréditer l'idée même d'un référendum, en le présentant comme coûteux ou inutile. Le chef du PQ a répondu en insistant sur la légitimité démocratique de la consultation et sur la nécessité de respecter la volonté populaire.

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