À partir de 2040, GPS, services météo et transactions bancaires pourraient s'effondrer à tout moment, selon une nouvelle étude
Il suffirait d'une collision en orbite basse pour en provoquer des milliers d'autres. Le syndrome de Kessler emporterait alors nos GPS, nos prévisions météo et nos paiements, et la fenêtre s'ouvre dès 2040..
Une étude récente alerte sur un risque majeur à partir de 2040 : l’effondrement potentiel des systèmes GPS, des services météo et des transactions bancaires. Ce scénario catastrophique repose sur un phénomène naturel appelé cycle solaire. Le Soleil suit en effet un cycle d’environ 11 ans, marqué par des périodes d’activité intense (appelées maximum solaire) et des phases de calme relatif (minimum solaire). En 2040, le cycle solaire atteindra son pic d’activité, ce qui pourrait générer des tempêtes géomagnétiques particulièrement puissantes. Ces tempêtes sont des perturbations du champ magnétique terrestre causées par des éruptions solaires ou des éjections de masse coronale (CME), c’est-à-dire des bulles de plasma expulsées par le Soleil. Ces phénomènes peuvent perturber les satellites en orbite, essentiels au fonctionnement du GPS, des prévisions météo et des réseaux de communication bancaire.
Les conséquences d’un tel effondrement seraient multiples et graves. Le GPS, utilisé quotidiennement pour la navigation, la logistique ou les applications mobiles, pourrait devenir inutilisable pendant plusieurs jours, voire des semaines. Les services météo, qui s’appuient sur des satellites pour surveiller les phénomènes climatiques, verraient leurs prévisions gravement altérées, ce qui compliquerait la gestion des catastrophes naturelles comme les ouragans ou les tempêtes. Enfin, les transactions bancaires, qui transitent souvent par des satellites pour sécuriser les échanges, pourraient être interrompues, paralysant partiellement l’économie numérique. Une étude citée dans l’article évoque un scénario où ces perturbations pourraient survenir à tout moment pendant plusieurs années, en raison de l’intensité exceptionnelle du cycle solaire prévu.
Cette alerte émane d’une étude publiée dans la revue Science & Vie, basée sur des modèles prédictifs du comportement solaire. Les chercheurs s’appuient sur des données historiques, comme le maximum solaire de 1859, connu sous le nom d’événement de Carrington, qui avait provoqué des perturbations majeures des réseaux télégraphiques à l’époque. Aujourd’hui, avec une dépendance accrue aux technologies spatiales, une tempête similaire aurait des impacts bien plus étendus. L’étude souligne que les cycles solaires sont prévisibles, mais que leur intensité reste difficile à anticiper avec précision. Les scientifiques appellent donc à renforcer la surveillance du Soleil et à développer des systèmes de protection pour les infrastructures critiques.
Face à cette menace, plusieurs pistes sont explorées pour limiter les risques. Les agences spatiales, comme la NASA ou l’ESA (Agence spatiale européenne), travaillent sur des satellites plus résistants aux tempêtes géomagnétiques. Par exemple, des blindages supplémentaires ou des systèmes de secours pourraient être déployés pour protéger les équipements. Une autre solution consiste à améliorer les modèles de prévision solaire, afin d’anticiper les éruptions et d’adapter les activités humaines en conséquence. Des collaborations internationales sont également en cours pour harmoniser les protocoles de protection des réseaux électriques et des infrastructures numériques. Cependant, ces mesures nécessitent des investissements importants et une coordination mondiale, ce qui n’est pas encore garanti.
Le scénario catastrophe n’est pas immédiat : le risque principal est identifié pour 2040, date à laquelle le prochain maximum solaire est prévu. Cela laisse un délai d’environ 15 ans pour préparer les infrastructures et les populations. Cependant, les scientifiques rappellent que des tempêtes solaires moins intenses peuvent survenir avant cette date et causer des perturbations localisées. Par exemple, en 2017, une éruption solaire avait perturbé les communications radio au-dessus de l’Atlantique, sans gravité majeure. L’étude insiste donc sur l’urgence de se préparer, même si le pire scénario n’est pas certain. Les gouvernements et les entreprises sont encouragés à intégrer ces risques dans leurs plans de résilience.

