Bombardé pour la septième nuit de suite, l’Iran riposte de nouveau
L'escalade continue au Moyen-Orient avec des échanges de frappes et des incidents maritimes..
Depuis le 11 juillet 2026, les États-Unis bombardent l'Iran chaque nuit sans interruption. Ces frappes, menées par le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), ciblent des infrastructures militaires comme des sites de surveillance, des dépôts d'armes souterrains ou des moyens maritimes. Selon les autorités iraniennes, ces attaques ont fait au moins trois morts et huit blessés dans la province d'Hormozgan (sud de l'Iran) et ont endommagé des ponts et un tunnel routier. Les États-Unis n'ont pas mentionné de victimes civiles. Ces bombardements s'inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, malgré un protocole d'accord signé le 17 juin 2026 pour ouvrir des pourparlers de paix.
En réponse aux frappes américaines, l'Iran a riposté en attaquant des cibles dans trois pays voisins : le Koweït, la Jordanie et Bahreïn. L'armée iranienne a visé des bases militaires comme le camp d'Al-Adiri et la base d'Ali Al-Salem au Koweït, la base aérienne d'Al-Azraq en Jordanie et celle de Sheikh Isa à Bahreïn. Téhéran accuse les États-Unis d'utiliser ces installations pour attaquer son territoire. Les défenses aériennes jordaniennes ont intercepté et détruit dix missiles iraniens sans causer de dégâts. Au Koweït, des drones hostiles ont déclenché des alertes aériennes, tandis que Bahreïn a signalé des sirènes d'alerte. L'Iran menace de passer à une « offensive totale » si les frappes américaines se poursuivent au-delà de deux ou trois jours.
Le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique située entre l'Iran et Oman, est de nouveau bloqué par l'Iran depuis plus d'une semaine. Ce détroit est crucial pour le commerce mondial, car il permet le passage d'un cinquième du pétrole mondial. L'Iran a stoppé quatre navires qui tentaient de le traverser sans autorisation, selon les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien. Téhéran affirme également que deux pétroliers ont heurté des mines dans la zone, mais les États-Unis ont démenti cette information. Le trafic maritime est presque à l'arrêt, ce qui aggrave les tensions économiques dans la région. Les États-Unis ont réagi en réimposant un blocus des ports iraniens.
Les affrontements entre l'Iran et les États-Unis ont repris le 7 juillet 2026 après des attaques iraniennes contre des navires dans le Golfe. Ces frappes sont les plus intenses depuis le cessez-le-feu d'avril 2026. Le conflit, déclenché le 28 février 2026 par des bombardements israélo-américains contre l'Iran, a déjà fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Le spécialiste David Khalfa, de la Fondation Jean-Jaurès, souligne que la logique d'escalade échappe aux deux camps, augmentant le risque d'une confrontation régionale plus large. Le détroit d'Ormuz devient un point de tension majeur, où les deux parties risquent de s'enfermer dans une spirale de représailles.

