Usurpation d’identité : + 27 % de condamnations en dix ans
Usurpation d’identité : + 27 % de condamnations en dix ans Droit pénal.
En 2024, les juridictions correctionnelles et les juridictions pour mineurs en France ont prononcé 4 200 condamnations définitives pour usurpation d’identité. Ce chiffre représente une augmentation de 27 % par rapport à 2015, où le nombre de condamnations était inférieur. Les juridictions correctionnelles traitent les infractions commises par des adultes, tandis que les juridictions pour mineurs s’occupent des délits commis par des personnes âgées de moins de 18 ans. Une condamnation définitive signifie qu’il n’est plus possible de faire appel de la décision. L’usurpation d’identité désigne le fait de prendre l’identité d’une autre personne sans son consentement, souvent dans un but frauduleux.
Dans plus de 80 % des cas d’usurpation d’identité, la victime se retrouve exposée à des poursuites pénales ou à l’inscription d’une décision administrative dans le Système national des permis de conduire. Cela signifie que l’usurpateur peut utiliser les informations volées pour commettre des infractions en son nom, comme des excès de vitesse ou des infractions au code de la route. Ces infractions peuvent entraîner des amendes, des retraits de points ou des suspensions de permis pour la victime, qui n’a commis aucune faute. Le Système national des permis de conduire est une base de données gérée par l’État qui centralise les informations relatives aux permis de conduire des citoyens français.
Six condamnations sur dix pour usurpation d’identité sont liées à des infractions concernant les documents nécessaires à la conduite d’un véhicule. Ces documents incluent notamment le permis de conduire, la carte grise du véhicule ou l’assurance automobile. L’usurpateur utilise souvent ces documents pour circuler illégalement, éviter des contrôles ou commettre des fraudes. Par exemple, il peut se faire passer pour le propriétaire légitime d’un véhicule pour échapper à des amendes ou à des poursuites. Ces infractions sont particulièrement graves car elles peuvent mettre en danger la sécurité routière et nuire à la réputation de la victime.

