Gaza : 11 morts dont des enfants dans des frappes israéliennes
La Défense civile de Gaza a annoncé qu'un couple et trois de ses enfants avaient été tués par ces frappes..
Samedi, une frappe aérienne israélienne a touché un immeuble résidentiel dans le nord-ouest de la ville de Gaza, tuant 11 personnes dont un couple et leurs trois enfants. Selon la Défense civile de Gaza, un service de secours contrôlé par le Hamas, le seul survivant est un enfant absent au moment de l'attaque. L'hôpital Al-Chifa, principal établissement médical de Gaza, a confirmé la réception des cinq corps. L'armée israélienne a justifié cette frappe en affirmant qu'elle visait un terroriste du Hamas, sans préciser si la cible était dans l'immeuble touché. Les secours ont découvert des corps de femmes, d'enfants et de personnes âgées parmi les décombres, selon un habitant témoin de la scène. Une vidéo diffusée par l'AFP montre l'immeuble partiellement détruit et des secouristes intervenant parmi les débris.
Quelques heures après la première frappe, une autre attaque israélienne a tué trois civils dans le quartier de Zeitoun à Gaza, selon la Défense civile et l'hôpital Al-Chifa. Plus tard dans la journée, une femme a péri lors de tirs d'artillerie sur une tente abritant des personnes déplacées. Trois autres personnes ont été blessées et trois sont portées disparues dans cette même zone. Par ailleurs, deux autres Palestiniens ont été tués dans des frappes distinctes, mais l'armée israélienne n'a pas commenté ces deux derniers incidents. Ces événements illustrent la violence persistante malgré un cessez-le-feu signé en octobre 2025, toujours en vigueur au moment des faits.
Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, les tensions entre Israël et le Hamas restent élevées, avec des accusations mutuelles de violations quotidiennes. Selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont validés par l'ONU, au moins 1 144 Palestiniens ont été tués dans le territoire depuis cette date. Côté israélien, le bilan s'élève à cinq soldats et un contractuel du ministère de la Défense morts dans la même période. Les restrictions d'accès imposées aux médias et les difficultés logistiques limitent la capacité des journalistes, comme l'AFP, à vérifier ces chiffres ou à couvrir les événements de manière indépendante.
La bande de Gaza fait face à une crise humanitaire majeure après *1 000 jours de guerre*, selon l'article. Les frappes récentes s'ajoutent à un bilan déjà lourd, avec des milliers de victimes civiles et des infrastructures médicales et résidentielles endommagées. Les habitants, comme Moussa Al-Aimawi cité par l'*AFP*, décrivent des attaques sans avertissement, plongeant les civils dans un climat d'insécurité permanent. Les déplacements de population et la destruction des habitations aggravent la situation, tandis que les services de santé peinent à répondre aux besoins croissants. Ce contexte explique en partie les tensions persistantes malgré les tentatives de trêve.

