Après un été brûlant, la rentrée s’annonce chaude : tour d’horizon des principales manifestations pour le climat et l’écologie
La rentrée signe le retour des mobilisations partout en France. Associations, collectifs et syndicats réclament davantage de moyens pour s’adapter au réchauffement climatique et limiter nos émissions de gaz à effet de serre.
Le mardi 15 septembre 2026, à partir de 19h30 devant le ministère de l’Économie et des Finances (Bercy) à Paris, un rassemblement est organisé par une coalition d’associations, de collectifs et de syndicats. Parmi les participants figurent des syndicats comme celui des pompier·es ou des infirmier·es, des organisations comme Greenpeace, France nature environnement, Médecins du monde ou encore le collectif féministe Nous toutes. Leur objectif est de réclamer des moyens concrets pour faire face au réchauffement climatique, notamment dans le cadre de la future loi de finances 2027. Les militant·es dénoncent l’inaction face aux canicules et incendies meurtriers de l’été 2026, qui ont causé des milliers de décès. Ce rassemblement s’inscrit dans une logique de pression politique avant le vote du budget de l’État, afin d’éviter que des situations similaires ne se reproduisent.
Le dimanche 20 septembre 2026, des associations comme Save (Stop aux violences d’État), le Comité Adama, Flagrant déni, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et Amnesty International France appellent à une manifestation contre une proposition de loi votée le 7 juillet 2026 à l’Assemblée nationale. Ce texte, surnommé permis de tuer par ses détracteurs, vise à instaurer une présomption de légitime défense pour les policier·es ou gendarme·s utilisant une arme à feu. Cela signifie qu’ils ou elles seraient automatiquement présumé·es agir en légitime défense, même en cas de doute. Le texte, qui doit encore être discuté au Sénat, a déjà recueilli plus de 730 000 signatures de pétition contre lui. Cependant, la commission des lois de l’Assemblée a décidé de le classer sans débat, ce qui a suscité une mobilisation pour le faire examiner.
Le samedi 26 septembre 2026, une marche nationale pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale est organisée dans près de 50 villes de France, à l’initiative de l’association Bio Consom’acteurs. Plus de 800 citoyen·nes ont signé une lettre ouverte au président Emmanuel Macron, exigeant un plan d’urgence climatique pour adapter et atténuer les effets du réchauffement. Parmi les villes concernées figurent Lyon, Vannes, Saint-Nazaire, Toulon, Metz, Amiens, Calais et Guéret, ainsi que des groupes locaux en outre-mer. Cette mobilisation s’ajoute à d’autres actions pour alerter sur l’urgence écologique et sociale, dans un contexte marqué par des épisodes de canicules et d’incendies historiques.
Du 26 au 29 septembre 2026, les syndicats de pompier·es organisent des manifestations statiques place de la République à Paris pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels face aux incendies. Ces actions font suite à une réunion avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez le 13 août 2026, au cours de laquelle les représentant·es des syndicats ont exprimé leur mécontentement. Les pompier·es soulignent que les feux historiques de l’été 2026 ont révélé des lacunes critiques dans la gestion des crises. Leur mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large de la fonction publique, avec une journée de grève et de manifestation prévue le 29 septembre pour réclamer des hausses de salaires.
Le samedi 3 octobre 2026, la Confédération paysanne, le collectif Cancer colère, le Comité de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO) et les Soulèvements de la Terre organisent une mobilisation à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure) contre l’industrie des pesticides. Le rassemblement se tiendra devant l’usine de Syngenta, un site majeur de production de ces substances chimiques. Les militant·es dénoncent les dangers des pesticides pour la santé et l’environnement, et demandent la fermeture de ce site. Leur mot d’ordre est « L’agriculture on veut en vivre, pas en mourir », reflétant une volonté de transition vers une agriculture plus respectueuse de la santé et des écosystèmes.
Le samedi 3 octobre 2026, une marche des fiertés est organisée à Paris pour défendre les droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, trans, non binaires, queer et asexuelles. Initialement prévue le 27 juin 2026, elle avait été annulée par la préfecture en raison de la canicule. Le parcours partira de la place d’Italie pour rejoindre la place de la Bastille à 13h30. Cette manifestation vise à sensibiliser le public aux enjeux de la communauté LGBTQIA+ et à réclamer l’égalité des droits, dans un contexte où les discriminations persistent malgré les avancées législatives.
Du 9 au 11 octobre 2026, des groupes comme Extinction Rebellion, la ZAD A69 et les Soulèvements de la Terre appellent à un week-end de mobilisation contre la construction de l’autoroute A69 entre Castres (Tarn) et Toulouse (Haute-Garonne). L’inauguration de l’autoroute, très controversée, est prévue le 15 octobre 2026. Les militant·es dénoncent les impacts environnementaux et sociaux de ce projet, ainsi que les méthodes utilisées pour le faire avancer, qualifiées de mascarade antidémocratique par certains observateurs. Leur objectif est de bloquer ou retarder la mise en service de cette infrastructure.
Le dimanche 11 octobre 2026, une marche pour le climat est organisée à Bruxelles (Belgique) par la *Coalition climat*, qui regroupe 70 ONG belges. La demande centrale est un *plan de sortie des énergies fossiles*, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de lutter contre le réchauffement climatique. Cette manifestation s’inscrit dans une dynamique européenne de mobilisation pour le climat, avec des revendications similaires à celles portées en France. Elle vise à interpeller les décideurs politiques sur l’urgence d’agir face à la crise écologique.

