Au Soudan, le soutien présumé des Émirats aux FSR passe par la Libye d’Haftar
Selon une enquête conjointe de plusieurs médias indépendants, l’Est libyen, avec le soutien des Émirats arabes unis, est devenu une véritable base arrière des combattants soudanais des Forces de soutien rapide (FSR). Recueillant des témoignages et analysant des données en logiciel libre, l’enquête décrit l’acheminement du matériel militaire jusqu’en Libye et l’installation de plusieurs camps d’entraînement..
Une enquête menée par trois médias indépendants – Lighthouse Reports (Pays-Bas), Evident (spécialisé en analyse d’images) et Sudan War Monitor (plateforme journalistique collaborative) – révèle le soutien présumé des Émirats arabes unis (EAU) aux Forces de soutien rapide (FSR) du Soudan. Publiée le 29 juin, cette investigation s’appuie sur des témoignages de déserteurs des FSR, des sources au sein de l’Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, ainsi que sur des images satellite et des données en logiciel libre. Les médias internationaux, comme Middle East Eye (MEE), relayent ces conclusions, soulignant que l’est de la Libye sert de base logistique aux paramilitaires soudanais. Cette collaboration entre médias vise à documenter des faits complexes en croisant plusieurs sources pour renforcer la crédibilité des informations.
L’enquête attribue aux Émirats arabes unis (EAU) un rôle central dans le financement et l’entraînement des Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire soudanais en conflit avec l’armée régulière depuis plus de trois ans. Selon les témoignages recueillis, les EAU fournissent des armes et organisent des sessions d’entraînement dans quatre camps militaires situés dans l’est de la Libye, une zone contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar. Un déserteur des FSR, cité sous le pseudonyme Ahmed, décrit un environnement où « tout était émirati », évoquant une logistique entièrement financée par les EAU. Ces camps servent à former les combattants des FSR à l’utilisation d’armes modernes, renforçant ainsi leur capacité opérationnelle dans le conflit soudanais.
L’est de la Libye, sous le contrôle du maréchal Khalifa Haftar et de son Armée nationale libyenne (ANL), est devenu un territoire clé pour les opérations des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises. Cette région, stratégique en raison de sa proximité avec le Soudan et de son instabilité politique, permet aux FSR de bénéficier d’une base arrière pour leur entraînement et leur réapprovisionnement. Les images satellite et les données analysées par les enquêteurs montrent une organisation logistique sophistiquée, avec des transferts d’armes et de combattants entre les deux pays. Ce soutien indirect via la Libye illustre comment les conflits régionaux s’entremêlent, avec des acteurs externes comme les EAU jouant un rôle indirect mais déterminant.
Le soutien des **Émirats arabes unis (EAU)** aux **Forces de soutien rapide (FSR)** via la Libye aggrave la crise au Soudan, où le conflit oppose les FSR à l’armée régulière depuis **plus de trois ans**. Ce soutien logistique et militaire permet aux FSR de maintenir leur pression sur l’armée, prolongeant ainsi un conflit qui a déjà causé des milliers de morts et des millions de déplacés. Les témoignages des déserteurs des FSR révèlent que leur entraînement en Libye renforce leur efficacité au combat, tandis que l’utilisation d’armes fournies par les EAU modifie l’équilibre des forces. Cette situation complexifie les efforts de médiation internationale pour résoudre la crise soudanaise.

