« Il manque quelque chose » : le Club des petits déjeuners lutte toujours contre la faim
L'organisme fait valoir qu'un enfant sur 3 au Québec vit dans un ménage touché par l’insécurité alimentaire..
Le Club des petits déjeuners lance le 18 août 2026 sa campagne annuelle de financement sous le thème « Il manque quelque chose ». L’objectif est de recueillir 300 000 $ pour offrir davantage de petits déjeuners nutritifs aux enfants à la rentrée scolaire. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où près d’un enfant sur trois au Québec vit dans un ménage touché par l’insécurité alimentaire. L’organisme, qui accompagne déjà plus de 105 000 enfants à travers la province, souhaite ainsi renforcer ses programmes existants pour répondre à cette problématique croissante.
L’insécurité alimentaire désigne une situation où une personne ou un ménage n’a pas accès de manière régulière à une alimentation suffisante, saine et nutritive. Au Québec, près de 30 % des enfants vivent dans un foyer touché par ce phénomène, ce qui signifie que leurs familles peinent à se procurer des aliments de base. Cette précarité s’aggrave avec l’inflation, qui fait augmenter le coût de la vie, notamment celui des produits alimentaires. Pour les enfants, cela peut entraîner des difficultés de concentration à l’école, une baisse d’énergie et des problèmes de santé. Le Club des petits déjeuners tente d’atténuer ces effets en fournissant des repas équilibrés dans les écoles.
Le Club des petits déjeuners est un organisme à but non lucratif qui propose des programmes de petit déjeuner dans les écoles primaires du Québec. Son objectif est de soutenir le développement des enfants en leur offrant un repas nutritif chaque matin, avant les cours. En 2026, l’organisme dessert plus de 105 000 enfants à travers la province, dont 6 800 dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, répartis dans 51 programmes différents. Julie Desharnais, présidente et cheffe de la direction, souligne que « aucun enfant ne devrait se soucier de l’accès à un petit déjeuner », insistant sur l’importance de leur mission éducative et sociale.
L’inflation, qui désigne une hausse généralisée et durable des prix des biens et services, aggrave la situation des familles déjà vulnérables. Avec la rentrée scolaire, les dépenses augmentent pour les ménages (fournitures, vêtements, activités parascolaires), ce qui réduit encore davantage leur capacité à acheter des aliments nutritifs. Le Club des petits déjeuners constate que cette pression économique rend l’accès à une alimentation adéquate plus difficile pour de nombreux parents. François Jolicoeur, directeur des programmes et des opérations, explique que l’organisme développe ses propres menus pour garantir la qualité et la variété des repas, tout en soutenant l’économie locale en s’approvisionnant auprès d’entreprises québécoises.
En collaborant avec des fournisseurs locaux, le Club des petits déjeuners contribue à soutenir l’économie québécoise. Cette approche permet non seulement de réduire les coûts logistiques, mais aussi de privilégier des aliments frais et de saison, tout en respectant des normes strictes de qualité nutritionnelle. François Jolicoeur précise que cette stratégie permet d’offrir des repas variés et nutritifs aux enfants, tout en dynamisant les entreprises régionales. Par exemple, les produits laitiers, les fruits et les céréales proviennent souvent de producteurs situés près des écoles participantes, renforçant ainsi les liens entre les communautés et l’alimentation.

