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Détroit d’Ormuz : Trump fait demi-tour sur sa menace de taxe de 20 %

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 23 j

Donald Trump dit renoncer à son projet en échange d'investissements des pays du Golfe..

Retrait rapide

En moins de 24 heures après avoir annoncé son intention d’imposer une taxe de 20 % aux navires marchands traversant le détroit d’Ormuz, le président américain Donald Trump a fait marche arrière. Mardi, il a déclaré sur sa plateforme Truth Social qu’il renonçait à ce projet. À la place, il a proposé que les pays du Golfe, comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn, investissent massivement aux États-Unis. Selon ses propos, ces investissements pourraient atteindre des milliards de dollars. Trump a justifié ce revirement par des appels reçus de dirigeants du Moyen-Orient, qui auraient exprimé leur préférence pour des accords commerciaux plutôt que pour une taxe américaine. Il a également souligné que cette solution lui convenait mieux.

Contexte géopolitique

Le détroit d’Ormuz est un passage maritime stratégique situé entre l’Iran et la péninsule arabique. Il constitue une voie essentielle pour le transport mondial d’hydrocarbures, notamment le pétrole. En février, une offensive israélo-américaine contre l’Iran a provoqué une escalade des tensions dans la région. Trump a affirmé que les États-Unis méritaient une compensation financière pour leur rôle dans la protection de ce détroit, arguant que sa sécurité bénéficiait à l’ensemble du monde. Il a même déclaré que les États-Unis deviendraient les « gardiens » du détroit. Cependant, cette position a été critiquée par des membres de son gouvernement, comme le secrétaire d’État Marco Rubio, qui a estimé qu’une telle taxe violerait le droit international.

Cessez-le-feu rompu

Un cessez-le-feu temporaire avait été établi en avril après près de 40 jours de bombardements entre les États-Unis et l’Iran. Ce cessez-le-feu avait été formalisé par un protocole d’accord conclu entre Washington et Téhéran il y a un mois. Cependant, depuis quelques semaines, les affrontements ont repris avec une intensité accrue, notamment après des attaques contre des navires tentant de franchir le détroit d’Ormuz. Trump a confirmé que ce cessez-le-feu était désormais terminé. Ces tensions illustrent la fragilité de la situation dans une région où la sécurité des voies maritimes est cruciale pour l’économie mondiale.

Ce que ça pourrait changer

La proposition initiale de Trump d’imposer une taxe de 20 % aux navires a suscité des réactions vives, notamment de la part de l’Iran, qui avait évoqué des *frais de services* pour justifier des péages dans le détroit. Les États-Unis ont rejeté cette idée, la qualifiant de contraire au droit international. Le secrétaire à la Défense **Pete Hegseth** et le vice-président **J.D. Vance** ont également critiqué cette mesure. Trump a défendu son raisonnement initial en affirmant qu’il n’aimait pas l’idée de « facturer des frais » pour la protection d’un détroit utilisé par le monde entier, tout en reconnaissant que cette protection avait un coût pour les États-Unis.

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