Mario Roggero, bijoutier érigé en symbole par l’extrême droite italienne après avoir tué deux voleurs
En avril 2021, le bijoutier Mario Roggero tirait sur trois hommes qui venaient de braquer son commerce, en tuant deux et blessant le troisième. Condamné à de la prison ferme, l’homme est devenu un symbole pour la droite dure, qui considère son acte comme de la légitime défense.
Le 28 avril 2021 à Grinzane Cavour, dans la région du Piémont en Italie, deux voleurs cagoulés et armés ont pénétré dans la bijouterie de Mario Roggero, alors âgé de 66 ans. Ils ont ligoté les mains de sa femme et de sa fille, puis ont volé le butin avant de s’enfuir avec l’aide d’un complice. Mario Roggero les a interceptés près de leur voiture et a tiré à bout portant sur les voleurs, causant leur mort. L’arme utilisée par l’un des voleurs s’est révélée être un pistolet factice. Les images de l’incident, filmées par des caméras de surveillance, ont été diffusées sur les réseaux sociaux le 15 juillet 2026.
Mario Roggero a été condamné à plusieurs années de prison pour ces faits. Cependant, il est devenu un symbole pour l’extrême droite italienne, qui considère son acte comme un exemple de légitime défense. Des figures politiques comme Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien, ont soutenu Roggero. Son cas a été largement médiatisé en ligne, où il est suivi par plus de 65 000 personnes sur Instagram. Le journal La Stampa a souligné que, malgré sa condamnation judiciaire, Roggero a été « acquitté » par l’opinion publique en ligne, illustrant un décalage entre les institutions et les réseaux sociaux.
L’affaire Roggero s’inscrit dans un débat plus large en Italie autour de la légitime défense et de la sécurité. L’extrême droite italienne, dont fait partie Matteo Salvini, défend l’idée que les citoyens devraient avoir le droit de se défendre par tous les moyens, y compris par les armes, face à des intrusions criminelles. Ce positionnement politique a contribué à faire de Roggero une figure emblématique pour ce courant, malgré sa condamnation judiciaire. Le cas a également mis en lumière l’influence des réseaux sociaux dans la perception publique des affaires judiciaires.

