CELEX:32026D1780: Décision (PESC) 2026/1780 du Conseil du 17 juillet 2026 modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intég
Le 17 juillet 2026, le Conseil de l’Union européenne a adopté la décision **2026/1780** dans le cadre de la *Politique étrangère et de sécurité commune* (PESC). Cette décision modifie la précédente décision **2014/145/PESC** et renforce les **mesures restrictives** (sanctions économiques et commerciales) à l’encontre de cinq entreprises russes. Ces sanctions visent des entités accusées de soutenir des actions compromettant l’intégrité territoriale, la souveraineté ou l’indépendance de l’Ukraine, notamment en lien avec l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et la guerre en Ukraine. Les entreprises ciblées sont interdites d’accès au marché européen et leurs avoirs dans l’UE sont gelés. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de l’UE pour limiter les revenus russes issus de secteurs clés comme l’énergie.
Le 17 juillet 2026, le Conseil de l’Union européenne a adopté la décision 2026/1780 dans le cadre de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Cette décision modifie la précédente décision 2014/145/PESC et renforce les mesures restrictives (sanctions économiques et commerciales) à l’encontre de cinq entreprises russes. Ces sanctions visent des entités accusées de soutenir des actions compromettant l’intégrité territoriale, la souveraineté ou l’indépendance de l’Ukraine, notamment en lien avec l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et la guerre en Ukraine. Les entreprises ciblées sont interdites d’accès au marché européen et leurs avoirs dans l’UE sont gelés. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de l’UE pour limiter les revenus russes issus de secteurs clés comme l’énergie.
Cinq entreprises russes sont ajoutées à la liste des sanctions européennes. Parmi elles, la Joint Stock Company « ABS ZEIM Automation » (créée en 1992 à Cheboksary) produit des systèmes de contrôle automatisé pour l’industrie, notamment dans le secteur énergétique. Elle approvisionne des infrastructures pétrolières et gazières exploitées par des géants russes comme Gazprom ou Rosneft, générant des revenus pour l’État russe. Une autre entité sanctionnée, la Limited Liability Company « Asset Automation » (créée en 2012 à Moscou), fait partie du groupe ABS Electro et détient la marque sous laquelle opèrent ces entreprises. Elle est liée à la production d’antennes Kometa, utilisées pour brouiller les communications et renforcer la résistance aux interférences électroniques.
Le groupe ABS Electro regroupe plusieurs entreprises russes spécialisées dans l’électronique et les composants radio-électroniques. Parmi ses filiales figure la Joint Stock Company « Sokol Asset » (créée en 2023 à Moscou), qui possède la Joint Stock Company « VNIIR-Progress », un institut de recherche et développement produisant des systèmes de guerre électronique, comme l’antenne Kometa. Cette technologie est intégrée dans des drones (comme le Shahed iranien ou le Geran russe) et des bombes guidées utilisées par la Russie en Ukraine. Le groupe ABS Electro inclut aussi l’Open Joint Stock Company « VNIIR » (créée en 1996 à Cheboksary), qui développe des composants électroniques et partage des locaux avec VNIIR-Progress.
L’antenne Kometa est un système conçu pour perturber les communications en brouillant les fréquences radio, satellite ou radar. Sa version Kometa-M est notamment utilisée dans des drones et des bombes pour éviter les interférences électroniques ennemies. Ces équipements sont massivement déployés par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, ce qui explique leur inclusion dans les sanctions européennes. Les entreprises sanctionnées, comme Sokol Asset ou Asset Electro, soutiennent indirectement l’effort de guerre russe en fournissant des technologies clés ou en générant des revenus pour l’État russe via des secteurs stratégiques comme l’énergie.
Les sanctions imposées par l’UE visent à affaiblir l’économie russe en ciblant des secteurs stratégiques. Les entreprises sanctionnées, comme *ABS ZEIM Automation* ou *Asset Automation*, jouent un rôle dans l’approvisionnement des infrastructures énergétiques russes, un pilier des revenus de l’État. En gelant leurs actifs et en interdisant leurs transactions avec l’UE, l’Union européenne cherche à réduire les capacités financières de la Russie pour financer sa guerre en Ukraine. Ces mesures s’ajoutent à d’autres sanctions déjà en place, comme l’embargo sur le pétrole russe ou les restrictions technologiques. La décision **2026/1780** renforce ainsi la pression économique sur Moscou.

