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Le Danemark salue l’accord «contraignant» avec Trump sur le Groenland

Le Devoir · mis à jour il y a 1 j

L’entente provisoire interdit notamment l’implantation de bases russes et chinoises sur ce territoire arctique..

Accord clé sur le Groenland

Le Danemark et le Groenland ont accepté un accord provisoire avec les États-Unis, qualifié de contraignant par les autorités danoises. Cet accord, qui sera signé lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, accorde à Washington un contrôle permanent sur la sécurité du Groenland. L’objectif principal est d’empêcher la Russie et la Chine d’y installer des bases militaires ou d’y réaliser des investissements sensibles sans l’accord des États-Unis. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Loekke Rasmussen, a souligné que cet accord renforcerait la sécurité dans l’Arctique et l’Atlantique Nord, tout en respectant la souveraineté du Danemark et l’autodétermination du Groenland. Le texte reconnaît explicitement la souveraineté danoise et les droits du peuple groenlandais, selon la Première ministre Mette Frederiksen.

Contrôle américain renforcé

Donald Trump a annoncé que les États-Unis obtiendraient un contrôle permanent sur la sécurité du Groenland, ainsi que sur tous les autres besoins du territoire. Cet accord vise à bloquer toute présence militaire ou investissement stratégique de la Chine et de la Russie au Groenland. Un responsable du département d’État américain a précisé que l’accord garantissait l’absence de bases chinoises ou russes, l’interdiction d’y envoyer des troupes et la limitation des investissements dans des secteurs sensibles. Trump a également évoqué un accord d’une durée de vie infinie, sans coût pour les États-Unis. Cet arrangement s’inscrit dans une stratégie plus large de Washington pour sécuriser l’Arctique, une région en pleine mutation en raison de la fonte des glaces polaires et de l’ouverture de nouvelles voies maritimes.

Stratégie militaire américaine

Les États-Unis prévoient de renforcer leur présence militaire au Groenland en ouvrant trois nouvelles bases dans le sud du territoire, en plus de la base existante de Pituffik, située dans le nord. Cette base, déjà cruciale pour la défense antimissile américaine, pourrait voir son rôle s’étendre. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a qualifié cet accord de compromis répondant à toutes les préoccupations de sécurité nationale des États-Unis concernant le Groenland. L’accord s’appuie sur un texte de 1951, mis à jour en 2004, qui permettait déjà aux États-Unis de déployer des installations militaires au Groenland, sous réserve d’en informer les autorités locales. Historiquement, jusqu’à 17 installations militaires américaines ont été présentes sur ce territoire.

Ce que ça pourrait changer

L’annonce de Trump avait initialement provoqué une crise diplomatique avec les Européens, notamment au sein de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN, lorsque le président américain avait évoqué la possibilité de rattacher le Groenland aux États-Unis, voire d’y recourir à la *force*. Ces tensions ont été apaisées grâce à la création d’un groupe de travail réunissant le Danemark, le Groenland et les États-Unis, qui a permis d’élaborer l’accord actuel. Le Groenland, territoire autonome danois peuplé de 57 000 habitants, est stratégique en raison de sa position géographique entre la Russie et les États-Unis, mais aussi pour ses ressources naturelles, comme les *terres rares*, des minerais essentiels pour les technologies modernes. La fonte des glaces polaires rend cette région encore plus convoitée pour son potentiel économique et militaire.

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