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Droit

Mobilité équitable de la main-d'œuvre : la Commission européenne dévoile un nouveau train de mesures

LexisVeille · mis à jour il y a 22 j

Mobilité équitable de la main-d'œuvre : la Commission européenne dévoile un nouveau train de mesures Droit européen Protection sociale.

Nouveau train de mesures

La Commission européenne a adopté le 22 septembre 2026 un ensemble de mesures visant à garantir une mobilité équitable des travailleurs au sein de l’Union européenne (UE). Ces mesures s’inscrivent dans un objectif plus large de protection sociale et de droits clairs pour tous les travailleurs, indépendamment de leur lieu de résidence ou de travail dans l’UE. Le terme mobilité équitable désigne ici le droit pour un travailleur de se déplacer librement entre les États membres tout en bénéficiant des mêmes protections sociales et des mêmes conditions de travail que les travailleurs locaux. La Commission européenne est l’institution exécutive de l’UE, chargée de proposer et de mettre en œuvre des politiques communes. Ces mesures s’adressent à l’ensemble des 27 États membres de l’UE, qui représentent environ 447 millions d’habitants en 2026.

Objectifs principaux

Les mesures adoptées par la Commission européenne visent à clarifier et à harmoniser les droits sociaux des travailleurs mobiles, afin d’éviter les inégalités entre les pays. Par exemple, un travailleur français détaché en Allemagne devrait bénéficier des mêmes droits en matière de retraite, de chômage ou de congés payés qu’un travailleur allemand. Le détachement désigne une situation où un employeur envoie temporairement un salarié travailler dans un autre État membre, tout en restant couvert par le système de sécurité sociale de son pays d’origine. L’objectif est de lutter contre les pratiques abusives, comme le dumping social, où des entreprises profitent des différences de législation entre pays pour réduire les coûts sociaux. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du marché unique européen, un espace économique où les biens, les services, les capitaux et les personnes circulent librement.

Contexte et enjeux

La mobilité des travailleurs au sein de l’UE s’est intensifiée ces dernières années, avec environ 17 millions de personnes travaillant dans un autre État membre en 2026. Cependant, cette mobilité soulève des défis en matière de protection sociale, notamment en raison des disparités entre les systèmes nationaux. Par exemple, les règles sur les retraites, les allocations chômage ou les congés maladie varient considérablement d’un pays à l’autre. La Commission européenne cherche à réduire ces écarts pour garantir une équité sociale, c’est-à-dire une égalité de traitement entre tous les travailleurs, quel que soit leur pays d’origine ou de travail. Ces mesures s’ajoutent à d’autres initiatives européennes, comme la directive sur les travailleurs détachés, adoptée en 2018 pour lutter contre les abus dans ce domaine.

Ce que ça pourrait changer

Le train de mesures adopté le 22 septembre 2026 doit maintenant être discuté et approuvé par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, qui représente les États membres. Si ces institutions parviennent à un accord, les nouvelles règles pourraient entrer en vigueur d’ici 2027 ou 2028. La Commission européenne a indiqué que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large pour renforcer la **cohésion sociale** en Europe, c’est-à-dire pour réduire les inégalités entre les régions et les pays. Les détails précis des mesures ne sont pas encore publics, car l’article est réservé aux abonnés. Cependant, la Commission a souligné que ces règles viseraient à garantir une protection sociale **portable**, c’est-à-dire que les droits acquis par un travailleur dans un pays pourraient être transférés ou maintenus lorsqu’il se déplace dans un autre État membre.

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