Réfugiés : près de six millions d’enfants privés d’école, sur fond de recul de l’aide
Près d’un enfant réfugié sur deux dans le monde n’était pas scolarisé en 2025. Alors que l’accès à l’université progresse, le passage au secondaire demeure un point de rupture majeur.
En 2025, près de six millions d’enfants réfugiés dans le monde ne sont pas scolarisés, ce qui représente près d’un enfant réfugié sur deux. Cette situation illustre une crise éducative majeure à l’échelle mondiale, touchant spécifiquement les populations déplacées. Les enfants réfugiés sont des mineurs ayant fui leur pays d’origine en raison de conflits, de persécutions ou de violences, et se trouvant hors de leur territoire national. Leur accès à l’éducation est souvent compromis par des obstacles administratifs, économiques ou géographiques. Les données montrent que cette exclusion scolaire persiste malgré les efforts internationaux, révélant un système en difficulté à absorber les besoins croissants des populations déplacées.
L’article souligne que l’accès à l’université pour les réfugiés progresse, mais que le passage au niveau secondaire reste un point de rupture majeur. Le secondaire désigne ici les études secondaires, c’est-à-dire les classes correspondant aux niveaux collège et lycée, généralement entre 12 et 18 ans. Cette transition est souvent marquée par des difficultés accrues : coûts plus élevés, exigences plus strictes, ou encore manque d’infrastructures adaptées. Les enfants réfugiés se heurtent à ces barrières, qui limitent leur accès à une éducation complète et continue. Le problème n’est pas seulement quantitatif, mais aussi qualitatif, car il prive ces jeunes d’opportunités essentielles pour leur avenir.
La situation des enfants réfugiés est aggravée par un recul brutal de l’aide internationale. L’aide internationale désigne ici les financements et les ressources alloués par les pays riches, les organisations internationales ou les ONG pour soutenir les populations en crise, notamment les réfugiés. Ces fonds sont cruciaux pour maintenir des programmes éducatifs, fournir des infrastructures scolaires ou former des enseignants dans les zones de réfugiés. Leur réduction menace directement la scolarisation des enfants, car les budgets disponibles ne suffisent plus à couvrir les besoins. Cette contraction s’inscrit dans un contexte plus large de baisse des engagements financiers des États et des bailleurs de fonds, amplifiant les vulnérabilités des populations déplacées.

