Le projet d’agrandissement du port de Vancouver au Bureau des grands projets
Le ministre des Transports du Canada, Steven MacKinnon, en a fait l’annonce jeudi matin..
Le projet consiste à agrandir le port de Vancouver, plus précisément le terminal 2 à Roberts Bank, situé à Delta en Colombie-Britannique. Ce terminal est actuellement dédié au transport de conteneurs maritimes, c’est-à-dire des boîtes standardisées utilisées pour expédier des marchandises à l’échelle mondiale. L’objectif est d’ajouter un nouveau terminal avec trois postes de mouillage, ce qui permettrait d’augmenter la capacité de conteneurs du port de 50 %. Actuellement, le port de Vancouver est l’un des plus importants du Canada, jouant un rôle clé dans le commerce international. L’administration responsable de ce projet est l’Administration portuaire Vancouver-Fraser, une organisation qui gère les infrastructures portuaires de la région.
Selon le gouvernement fédéral canadien, ce projet générerait des retombées économiques majeures. Il permettrait une nouvelle capacité commerciale de conteneurs évaluée à 100 milliards de dollars par année. De plus, il contribuerait à plus de 3 milliards de dollars au PIB du Canada chaque année. Enfin, il soutiendrait la création de 17 000 emplois continus dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pendant les opérations du terminal. Ces chiffres illustrent l’importance stratégique du projet pour l’économie canadienne, notamment en renforçant sa position dans le commerce international.
Le projet fait face à une opposition marquée de la part de défenseurs de l’environnement. Ces derniers estiment que l’agrandissement du port pourrait avoir un impact négatif sur les populations de saumons et d’épaulards, deux espèces emblématiques de la région. Le fleuve Fraser, où se situe le terminal, est un habitat crucial pour le saumon, et les eaux environnantes abritent des épaulards, une espèce menacée. Des recours juridiques ont été déposés, mais ils ont été rejetés par la justice. Malgré ces contestations, le projet a obtenu une évaluation d’impact fédérale en 2023 ainsi que des approbations environnementales, tout en devant encore recevoir des permis définitifs.
Le ministre des Transports du Canada, Steven MacKinnon, a annoncé que le projet serait soumis au *Bureau des grands projets*, un organisme gouvernemental chargé d’accélérer les projets d’infrastructure d’envergure nationale. L’objectif est de rationaliser les démarches administratives pour faciliter et accélérer la réalisation du projet. Le Bureau des grands projets entamera immédiatement des consultations avec les communautés autochtones potentiellement touchées. Si le projet est inscrit, des consultations supplémentaires seront menées pour déterminer les conditions et mesures d’atténuation à mettre en place, notamment pour limiter les impacts environnementaux.

