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Pour la sortie du nouveau film Resident Evil, on a classé tous les films de la saga

Numerama · mis à jour il y a 1 j

Pourquoi passer du temps à regarder de bons films ? La vie est trop courte pour se faire plaisir avec de belles images, de jolis cadrages, un montage propre et des actrices et acteurs talentueux. Non, vraiment.

Origine de la saga

La saga Resident Evil, initialement appelée Biohazard au Japon, a été créée en 1996 par Shinji Mikami et Tokuro Fujiwara. Elle a marqué un tournant dans le genre du survival horror, un sous-genre de jeux vidéo et de films centré sur la survie dans un environnement hostile peuplé de créatures dangereuses. Le premier jeu de la série, sorti en 1996, a inspiré six films en prises de vues réelles, réalisés principalement par Paul W. S. Anderson entre 2002 et 2016. Ces films mettent en scène une héroïne nommée Alice, interprétée par Milla Jovovich, et explorent un univers dystopique où une entreprise pharmaceutique, l'Umbrella Corporation, a créé un virus mortel transformant les humains en zombies. La saga s'est également déclinée en séries animées et en un reboot en 2021, Resident Evil: Bienvenue à Raccoon City.

Critères de classement

Pour classer les films de la saga Resident Evil du pire au moins pire, l'article se base sur plusieurs critères : la fidélité à l'univers des jeux vidéo, la cohérence narrative, la qualité des effets spéciaux, l'intensité des scènes d'action et l'équilibre entre horreur et spectacle. Les films sont également évalués sur leur capacité à captiver le public malgré leurs défauts évidents. Le classement exclut les adaptations animées et se concentre uniquement sur les six films principaux de la saga Alice, ainsi que sur le reboot de 2021. Chaque film est noté selon des critères subjectifs comme le nombre de coups de pied sautés et de saltos, une métaphore pour évaluer l'excès d'action dans les scènes.

Dernier film de la saga

Le film Resident Evil de 2026, réalisé par Zach Cregger, marque un tournant dans la saga. Il est présenté comme un reboot pur et dur, effaçant les défauts des films précédents au profit d'une approche plus fidèle à l'univers des jeux vidéo. Ce nouveau volet se distingue par son ambiance horrifique et visuellement frappante, s'inspirant de films comme Barbarian pour créer une tension étouffante. Contrairement aux films précédents, il évite les excès d'action caricaturaux et mise sur un mélange de gore et de moments humoristiques. Il est considéré comme une réussite majeure et a été salué par la critique, se positionnant hors concours dans ce classement.

Resident Evil 2002

Le premier film de la saga, Resident Evil (2002), réalisé par Paul W. S. Anderson, introduit l'héroïne Alice, une femme amnésique enfermée dans le HIVE, un complexe souterrain sous Raccoon City. Contrairement aux jeux vidéo, le film abandonne les personnages originaux comme Jill Valentine et Chris Redfield pour créer une intrigue centrée sur Alice. L'histoire suit un commando chargé de stopper une IA devenue folle et des chiens décharnés, les clébards, transformés par le virus T. Le film se distingue par son ambiance de huis clos horrifique, typique des jeux vidéo des années 1990, et une bande-son signée Marilyn Manson. Bien que jugé ringard aujourd'hui, il conserve une certaine pureté naïve et une cohérence narrative.

Resident Evil Apocalypse

Sorti en 2004, Resident Evil: Apocalypse est réalisé par Alexander Witt sous la supervision de Paul W. S. Anderson. L'intrigue quitte les sous-sols d'Umbrella pour investir les rues de Raccoon City, où les autorités ont volontairement piégé la population en bouclant les sorties. Le film introduit des personnages emblématiques comme Jill Valentine et le Némésis, un ennemi emblématique des jeux vidéo, transformé en allié malgré lui. Le budget limité se ressent dans les effets spéciaux, mais le film mise sur une ambiance proche de Escape from New York de John Carpenter. Il est marqué par des scènes comme l'arrivée d'Alice en moto dans une église, qui sauvent partiellement l'expérience.

Resident Evil Extinction

Resident Evil: Extinction (2007), réalisé par Russell Mulcahy, délocalise l'action dans le désert du Nevada, où le virus T a transformé la planète en un terrain vague pelé. Le film adopte un style proche de Mad Max: Road Warrior, avec Alice traversant les ruines du monde en moto et utilisant des pouvoirs comme la télékinésie pour carboniser des zombies. Il introduit également des clones d'Alice créés par un personnage nommé Iain Glen. Bien que très éloigné de l'univers des jeux vidéo, le film est salué pour son esthétique et sa mise en scène, devenant le plus abouti de la saga avant le reboot de 2026.

Resident Evil Afterlife

En 2010, Resident Evil: Afterlife revient sous la direction de Paul W. S. Anderson et mise sur la 3D bon marché pour créer un spectacle visuel. Alice y utilise ses super-pouvoirs pour détruire le siège japonais d'Umbrella avant de perdre ses capacités face à Albert Wesker, interprété par Shawn Roberts. Le film se déroule ensuite dans une prison encerclée par des milliers de zombies, où Alice s'allie avec Wentworth Miller, jouant Chris Redfield sans explication claire. L'ambiance rappelle Matrix sous acide, avec des scènes d'action frénétiques et une mise en scène convaincue de son propre génie. Malgré ses défauts, il est apprécié pour son côté hypnotique.

Resident Evil Retribution

Resident Evil: Retribution (2012) est le cinquième volet de la saga, réalisé par Paul W. S. Anderson. Alice y est prisonnière dans une base souterraine qu'elle traverse pour retrouver sa liberté, dans un style proche de The Truman Show mais avec des armes et des effets bullet time. Le film est marqué par des scènes d'action débridées, où les personnages tirent sans raison apparente et sautent sur les murs. Avec 16 coups de pied sautés et saltos, il détient le record de la saga. Malgré son côté chaotique, il est considéré comme le plus généreux et le plus divertissant, idéal pour un premier rendez-vous ou un confort movie.

Resident Evil Chapitre final

Le sixième et dernier film de la saga Alice, Resident Evil: Chapitre final (2016), est réalisé par Paul W. S. Anderson et conclut l'histoire d'Alice dans un style plus sobre que les précédents. Le film suit Alice dans son dernier combat contre l'Umbrella Corporation pour sauver les 4 000 derniers humains sur Terre. Contrairement aux attentes des fans, le réalisateur opte pour une conclusion timide, loin de la démesure des films précédents. Le retour dans les décors du premier film est une touche appréciée, mais elle ne suffit pas à sauver un final en demi-teinte. Ce volet est considéré comme le plus faible de la saga, malgré une conclusion nécessaire.

Ce que ça pourrait changer

*Resident Evil: Bienvenue à Raccoon City* (2021), réalisé par Johannes Roberts, est une tentative de reboot visant à réparer les erreurs des films précédents en proposant une adaptation plus fidèle aux deux premiers jeux vidéo. Le film tente de condenser les intrigues des jeux en 1h40, avec des décors minutieusement reproduits comme le commissariat et le manoir Spencer. Cependant, le résultat est un mélange indigeste : éclairage au néon baveux, effets spéciaux dignes d'une cinématique PS2, et personnages massacrés. Leon S. Kennedy y est dépeint comme un stagiaire benêt, Jill Valentine comme une figurante paniquée, et Albert Wesker comme un flic de province. Le film est un échec critique et commercial.

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