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Géopolitique

Milei lance la campagne de Flavio Bolsonaro (discours intégral)

Le Grand Continent · mis à jour il y a 11 j

Dans un acte d'ingérence inédit, le président argentin révèle pourquoi le Brésil est devenu le principal champ de bataille de l'internationale réactionnaire. L’article Milei lance la campagne de Flavio Bolsonaro (discours intégral) est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Contexte politique

Le 26 juillet 2026, le président argentin Javier Milei s’exprime lors d’un événement organisé par Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, à la veille des élections brésiliennes d’octobre 2026. Milei, figure de la droite libérale argentine, remercie les autorités du Parti libéral brésilien pour cette invitation, soulignant leur combat commun pour les idéaux de liberté face à la montée des forces de gauche en Amérique latine. Il présente cette élection comme un choix déterminant pour l’avenir du Brésil et de la région, avec des conséquences qui s’étendront sur plusieurs décennies. Milei utilise un langage direct et parfois familier (« bordel »), typique de son style oratoire, pour marquer l’urgence de la situation.

L'Argentine, exemple à éviter

Milei prend l’Argentine comme exemple des dangers du socialisme, affirmant que son pays a vécu une dystopie économique et sociale sous les gouvernements de gauche. Il évoque le kirchnérisme, une doctrine économique et politique associée aux présidents Néstor Kirchner (2003-2007) et Cristina Fernández de Kirchner (2007-2015), accusée d’avoir mené une politique de dépenses publiques excessives, de corruption et de manipulation monétaire. Selon Milei, cette période a conduit à une hyperinflation record, avec une troisième crise en 2026, et une dette publique insoutenable. Il cite un chiffre précis : 13 % du PIB argentin a été financé par la planche à billets (création monétaire) en une seule année pour tenter de gagner une élection. Le résultat ? Une pauvreté généralisée, une monnaie dévaluée et une instabilité institutionnelle.

Critique du socialisme

Milei dénonce le socialisme comme un système anti-humain et totalitaire, comparant ses méthodes à celles du mythe grec du lit de Procuste : un système qui force les individus à s’adapter à un modèle rigide, au prix de leur bien-être. Il accuse les gouvernements socialistes de détruire les institutions, de violer la propriété privée et de recourir à la violence contre leurs opposants. Pour illustrer, il cite l’emprisonnement d’opposants en Argentine et l’ingérence du gouvernement dans la justice. Milei affirme que le socialisme du XXIe siècle, popularisé par des figures comme Lula au Brésil et Fidel Castro à Cuba, repose sur des fausses promesses : croire que la richesse peut être redistribuée avant d’être créée, que les dépenses publiques n’ont pas de limites, et que l’État peut remplacer l’initiative privée. Ces idées, selon lui, mènent inévitablement à la pauvreté et à la répression.

Le Forum de São Paulo

Milei mentionne le Forum de São Paulo, une organisation fondée en 1990 par Lula et Fidel Castro pour promouvoir la gauche en Amérique latine. Il le décrit comme un réseau transnational visant à diffuser le communisme sur le continent. Selon lui, ce forum est à l’origine des politiques socialistes mises en œuvre dans plusieurs pays, dont le Brésil. Milei présente cette idéologie comme une forme de vol légalisé, où l’État confisque les richesses des citoyens pour financer ses dépenses, au nom d’une égalité illusoire. Il compare cette dynamique à l’histoire biblique de Caïn et Abel, où l’envie et le ressentiment mènent à la destruction. Pour lui, les socialistes sont des voleurs qui utilisent l’État pour imposer leur vision, quel qu’en soit le coût pour la société.

Le Plan Argent et ses risques

Milei explique que les gouvernements socialistes appliquent partout le même Plan Argent, une stratégie économique qu’il qualifie de désastreuse. Ce plan consiste à financer des dépenses excessives par l’endettement, l’augmentation des impôts ou la création monétaire, ce qui entraîne une inflation galopante. Les conséquences sont immédiates : appauvrissement de la population, effondrement des services publics et méfiance des investisseurs. Milei cite des exemples concrets en Amérique latine : la Bolivie, le Chili, l’Équateur et la Colombie ont tous subi des crises économiques après des gouvernements de gauche. Il accuse ces derniers de laisser derrière eux des États obèses (trop bureaucratiques), des économies ruinées et des sociétés épuisées. Selon lui, la gauche ne résout jamais les problèmes qu’elle crée, mais en fait porter la responsabilité à la droite une fois au pouvoir.

Flávio Bolsonaro, alternative libérale

Milei présente Flávio Bolsonaro comme le candidat capable de contrer la menace socialiste au Brésil, notamment celle incarnée par Lula. Il le décrit comme la voix de la majorité silencieuse, c’est-à-dire des Brésiliens lassés par les politiques de gauche et leurs conséquences. Milei compare la situation du Brésil à celle de l’Argentine, où le risque Lula (inspiré du risque Kuka, lié à Cristina Kirchner) pèse sur l’économie : des dépenses publiques excessives, une dette insoutenable et une inflation croissante. Il critique Lula pour avoir radicalisé sa politique après son retour au pouvoir, s’inspirant des erreurs argentines. Milei promet son soutien à Flávio Bolsonaro, qu’il considère comme le seul capable de restaurer la stabilité économique et les valeurs de liberté au Brésil.

Dénonciation de Lula et de la justice

Milei attaque directement Lula, l’accusant de mener une politique économique dangereuse et de manipuler la justice pour éliminer ses opposants. Il évoque l’emprisonnement de l’ancien président argentin Alberto Fernández (allié de Lula) comme une preuve de l’injustice et de la vengeance politique. Milei dénonce également le juge brésilien Alexandre de Moraes, qu’il qualifie de vermine calculatrice et chauve, accusant la justice brésilienne d’être instrumentalisée pour étouffer l’opposition. Il compare cette situation à celle de l’Argentine, où les gouvernements de gauche ont tenté de destituer des opposants et de saboter l’équilibre budgétaire avant les élections. Pour Milei, ces méthodes illustrent la nature autoritaire du socialisme latino-américain.

Ce que ça pourrait changer

Milei conclut son discours en appelant les Brésiliens à voter pour Flávio Bolsonaro afin d’éviter une crise économique et sociale similaire à celle de l’Argentine. Il présente cette élection comme une opportunité pour le Brésil de rejoindre une *transformation régionale* vers le progrès, en opposition à la misère associée au socialisme. Milei insiste sur la nécessité de lutter contre les *cartels de la drogue* et les organisations criminelles qui gangrènent certaines régions du Brésil, une tâche qui, selon lui, exige une *volonté de fer*. Il termine en réaffirmant sa foi en Flávio Bolsonaro et en l’encourageant à poursuivre le combat pour la liberté, symbolisé par la remise symbolique de *ciseaux* (une référence à une tronçonneuse offerte à Elon Musk en 2025, symbole de coupes budgétaires).

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