Cet édulcorant est 3 500 fois plus sucré que le saccharose, pourtant il ne provoque aucun pic d’insuline
Une protéine sucrante issue d’une baie africaine sucre 3 500 fois plus que le saccharose. Chez des volontaires, elle n’a entraîné ni hausse de glycémie ni pic d’insuline..
Un nouvel édulcorant, 3 500 fois plus sucré que le saccharose (sucre de table), a été mis en lumière par une étude récente. Contrairement aux édulcorants classiques, il ne provoque aucun pic d’insuline dans le sang après sa consommation. Le saccharose, ou sucre de table, est un glucide simple qui, une fois ingéré, est rapidement transformé en glucose par le corps. Ce glucose fait monter le taux de sucre dans le sang, déclenchant une production d’insuline par le pancréas pour réguler ce taux. L’édulcorant en question, dont le nom n’est pas précisé dans l’article, contourne ce mécanisme, ce qui pourrait en faire une alternative intéressante pour les personnes diabétiques ou celles cherchant à limiter leur consommation de sucre sans renoncer au goût sucré.
L’édulcorant agit en se liant aux récepteurs du goût sucré situés sur la langue, mais sans être métabolisé comme un sucre classique. Les récepteurs du goût sucré sont des protéines présentes sur les cellules de la langue qui détectent les molécules sucrées et envoient un signal au cerveau pour déclencher la sensation de douceur. Contrairement au saccharose, qui est absorbé par l’intestin et transformé en glucose, cet édulcorant n’est pas absorbé par l’organisme. Il est simplement éliminé après avoir activé ces récepteurs, sans passer par le système digestif ni influencer le taux de sucre dans le sang. Cette particularité explique l’absence de pic d’insuline, une hormone sécrétée par le pancréas pour faire baisser la glycémie (taux de sucre dans le sang).
L’absence de pic d’insuline présente plusieurs avantages potentiels pour la santé. Pour les personnes atteintes de diabète de type 2, qui ont souvent des difficultés à réguler leur glycémie, cet édulcorant pourrait offrir une solution pour consommer des aliments sucrés sans aggraver leur condition. De plus, il pourrait aider à réduire les fringales liées aux variations brutales de la glycémie, un phénomène courant après la consommation de sucres rapides comme le saccharose. Cependant, l’article ne mentionne pas d’études cliniques à grande échelle confirmant ces bénéfices à long terme. Il souligne également que, bien que prometteur, cet édulcorant reste un produit de niche et n’est pas encore largement disponible sur le marché.
Les édulcorants classiques, comme l’aspartame ou la saccharine, sont également beaucoup plus sucrés que le saccharose (jusqu’à 200 à 700 fois plus) et n’apportent pas de calories. Cependant, ils sont souvent critiqués pour leur impact sur la santé, notamment en raison de leur potentiel à perturber le microbiote intestinal ou à maintenir une envie de sucre. Contrairement à ces édulcorants, le nouvel édulcorant étudié ne semble pas affecter la glycémie, ce qui le distingue des alternatives existantes. L’article ne précise pas si ce produit est déjà commercialisé ou s’il est encore en phase de recherche, mais il met en avant son potentiel disruptif dans le domaine des substituts de sucre.
Bien que les résultats soient encourageants, plusieurs questions restent en suspens. L’article ne donne pas d’informations sur les effets à long terme de cet édulcorant, ni sur d’éventuels effets secondaires. Par exemple, une consommation excessive pourrait-elle perturber d’autres mécanismes biologiques ? De plus, son utilisation dans l’industrie alimentaire n’est pas évoquée : serait-il stable à la cuisson ou dans des produits transformés ? Enfin, le coût de production de cet édulcorant, 3 500 fois plus sucré que le saccharose, n’est pas abordé, alors qu’il pourrait influencer son adoption par les consommateurs et les industriels. Ces éléments seront déterminants pour évaluer son avenir sur le marché.

