Une délégation américaine au Liban pour discuter du retrait israélien de « zones pilotes »
En vertu de l’accord-cadre du 26 juin, Israël doit se retirer progressivement des secteurs du sud du Liban..
Un accord-cadre a été signé le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des États-Unis, pour organiser le retrait progressif des troupes israéliennes de deux zones pilotes situées dans le sud du Liban. Ces zones, partiellement occupées par Israël depuis le début de la guerre avec le Hezbollah en mars, doivent permettre à l'armée libanaise de reprendre le contrôle de ces territoires. L'accord ne précise cependant aucun calendrier pour ce retrait, laissant une marge d'incertitude sur son application. Le Hezbollah, mouvement islamiste soutenu par l'Iran, a rejeté cet accord, ce qui complique sa mise en œuvre. Israël conditionne son retrait à une zone de sécurité de dix kilomètres de profondeur tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, une exigence qui pourrait retarder le processus.
Une délégation militaire américaine, représentant le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM), s'est rendue à Beyrouth pour discuter avec l'armée libanaise des modalités pratiques de l'application de l'accord-cadre. Leur mission consiste à traduire les principes généraux de l'accord en mesures concrètes, notamment pour la première zone pilote qui doit être libérée dans les prochains jours. Les États-Unis jouent ainsi un rôle de médiateur et de coordinateur entre les deux pays, bien qu'Israël et le Liban n'entretiennent pas de relations diplomatiques officielles. Cette intervention s'inscrit dans une stratégie plus large des États-Unis pour stabiliser la région, notamment face à l'influence iranienne.
La première zone pilote doit être mise en place dans les prochains jours, tandis que d'autres zones sont en cours de délimitation. Ces territoires, situés dans le sud du Liban, doivent permettre à l'armée libanaise de reprendre progressivement le contrôle des zones précédemment occupées par Israël. Cette opération vise à réduire les tensions et à permettre le retour des populations déplacées. Selon l'ONU, plus de 732 000 personnes ont déjà pu rentrer chez elles depuis la réduction des hostilités, mais 430 000 personnes restent encore déplacées. Cependant, des frappes ont été signalées samedi dans les villes de Kfar Tebnit, Mansouri et Majdal Zoun, sans faire de victimes, rappelant que la situation reste fragile.
Le Liban conditionne sa participation aux prochaines négociations avec Israël, prévues la semaine prochaine à Rome, au retrait israélien des deux *zones pilotes*. Ces discussions, qui en sont à leur cinquième cycle depuis le début de la guerre, sont essentielles pour éviter une escalade des tensions. Elles précéderont la visite du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, prévue plus tard dans le mois à l'invitation de Donald Trump. Ce déplacement diplomatique pourrait renforcer les liens entre les deux pays et faciliter la mise en œuvre de l'accord. Cependant, les désaccords persistants, notamment sur le désarmement du *Hezbollah*, rendent les négociations complexes.

