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Généraliste

Un candidat du PCQ appelait en 2020 à euthanasier les Québécois en faveur des vaccins

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 h

David Alarie prônait aussi le harcèlement des élus de la CAQ. Il s'excuse aujourd'hui, invoquant l'« humour »..

Candidat controversé

David Alarie est un candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la circonscription de Brome-Missisquoi, une région du sud du Québec. En 2020 et 2021, pendant la pandémie de COVID-19, il a tenu des propos polémiques sur les réseaux sociaux. Le 19 novembre 2020, il a écrit sur Facebook que les personnes qui soutenaient les mesures sanitaires du gouvernement devaient, selon lui, recevoir « le seul vaccin qui [leur] est dût [sic] : celui de l'euthanasie ». Il a également encouragé les Québécois à harceler leurs députés pour les pousser à démissionner, afin de faire perdre la Coalition avenir Québec (CAQ), le parti au pouvoir. Ces déclarations, qualifiées de « de mauvais goût » et « sous le coup de l’émotion » par Alarie lui-même, lui ont valu des excuses publiques en 2026. Le PCQ, dirigé par Éric Duhaime, a confirmé qu’Alarie était toujours leur candidat officiel pour les élections de 2026.

Parcours politique

David Alarie s’est impliqué en politique en 2022 au sein du PCQ, un parti conservateur québécois fondé en 2021 par Éric Duhaime. Avant cela, il avait soutenu La Voie du peuple, un tiers parti autorisé au Québec du 30 août 2018 au 14 juin 2021. Durant la pandémie, il a partagé des publications encourageant la désobéissance aux mesures sanitaires et promouvant des traitements controversés contre la COVID-19, comme la chloroquine ou l’hydroxychloroquine. Ces prises de position, ainsi que ses excuses en 2026, illustrent les tensions au sein du PCQ, où plusieurs candidats ont été critiqués pour des propos tenus pendant la crise sanitaire. En 2022, une enquête de CBC révélait que 16 des 54 premiers candidats du parti avaient partagé des thèses complotistes sur les réseaux sociaux.

Autres candidats critiqués

Le PCQ, bien que mieux organisé en 2026 qu’en 2022, continue de faire face à des polémiques liées à des propos tenus par certains de ses candidats. Par exemple, Lucien Koty, candidat dans Verdun, a été critiqué pour avoir nié l’utilité des vaccins et rejeté les changements climatiques, des positions qu’il maintient toujours. Dominique Dumas, candidat dans Chutes-de-la-Chaudière, a été épinglé pour des insultes proférées sur X, comme comparer les souverainistes à des mongols ou qualifier les partisans de la gestion de l’offre de voleurs. D’autres candidats, comme Frédéric Poulin et Guy Diotte, ont été associés à des publications prônant l’annexion du Canada par les États-Unis. Enfin, Marie-Josée Hélie, candidate dans Montmorency, a partagé une vidéo où elle circulait illégalement avec son fils sur une trottinette électrique sans casque.

Ce que ça pourrait changer

Éric Duhaime, chef du PCQ, a réagi aux critiques visant ses candidats en accusant la Coalition avenir Québec (CAQ) de mener une « opération de fouiller dans les poubelles » pour discréditer son parti. Il a affirmé que la CAQ, dirigée par Christine Fréchette, employait une « armée de gens » pour déterrer des propos passés et détourner l’attention de son bilan. Duhaime a invité Fréchette à se concentrer sur les réalisations de son gouvernement plutôt que sur des attaques personnelles. Cette stratégie de défense s’inscrit dans un contexte électoral où la CAQ, au pouvoir depuis 2018, est en campagne pour un nouveau mandat. Le PCQ, quant à lui, mise sur des promesses économiques, comme les 64 milliards de dollars annoncés dans son programme.

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