Au moins 30 morts dans l’éboulement d’une décharge en Guinée : les “mêmes scènes” se répètent
Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, au moins 30 Guinéens ont péri et 22 autres ont été blessés dans l’effondrement d’une partie d’une décharge de Conakry, fragilisée par la saison des pluies. Pour “Le Djely”, la responsabilité de l’État est à nouveau en question, lui qui n’a pas pris les mesures nécessaires pour empêcher ce drame pourtant évitable..
Dans la nuit du 22 au 23 août 2026, un éboulement s'est produit sur la décharge de Dar es Salam, située dans la commune de Gbessia à Conakry, en Guinée. Cet événement a causé la mort d'au moins 30 personnes et blessé 22 autres. Les fortes pluies de la saison humide ont fragilisé la décharge, déjà connue pour être à haut risque. Ce drame rappelle un précédent éboulement survenu exactement neuf ans plus tôt, le 22 août 2017, qui avait fait 9 morts. La répétition de cette catastrophe soulève des questions sur la gestion des risques par les autorités locales.
La décharge de Dar es Salam est un site de stockage des déchets de Conakry, une ville densément peuplée de plus de 1,5 million d'habitants. Les riverains, malgré les campagnes de sensibilisation, continuent d'habiter ou de travailler à proximité, malgré les dangers évidents. Les autorités guinéennes, comme le ministre chargé de l'Assainissement Aboubacar Camara, avaient annoncé des travaux de démantèlement de la décharge dès le 20 août 2026, mais ces mesures sont arrivées trop tard. Les pluies intenses ont précipité l'effondrement, un phénomène récurrent en Afrique de l'Ouest pendant la saison humide, qui s'étend généralement de mai à octobre.
L'article souligne l'absence d'actions concrètes des autorités guinéennes pour sécuriser la décharge ou évacuer les populations à risque, malgré les promesses répétées depuis 2017. Les victimes sont parfois présentées comme les seules responsables, car elles auraient refusé de quitter les lieux malgré les alertes. Cependant, l'auteur rappelle que l'État a une obligation de protection envers ses citoyens et ne peut se contenter de promesses sans suite. Le manque de sanctions contre les défaillances passées est également pointé du doigt, alors que des tragédies similaires se produisent régulièrement en Guinée.
Le drame a laissé des familles dévastées, avec des mères ayant perdu leurs enfants et leurs conjoints en une seule nuit. Les rescapés, traumatisés, décrivent des scènes apocalyptiques lors des opérations de secours. Les corps des victimes ont été extraits des déchets pendant plusieurs heures, avec un bilan qui a progressivement augmenté : 14 morts au départ, puis 18, 20, 22, avant d'atteindre 30 disparus. Ce décompte macabre a marqué la journée du 23 août 2026, illustrant l'ampleur de la catastrophe. Les services de la protection civile ont joué un rôle central dans l'extraction des corps.
Ce n'est pas la première fois que la Guinée est frappée par des éboulements meurtriers. Par exemple, le 20 août 2025, un autre effondrement à Manéah, près de Conakry, avait causé 19 morts. Ces répétitions de catastrophes similaires en l'espace de quelques années montrent un problème structurel dans la gestion des risques naturels et des déchets. L'article souligne que ces tragédies deviennent une caractéristique récurrente du pays, faute de mesures préventives efficaces et de leçons tirées des précédents drames.
L'auteur insiste sur la nécessité pour la Guinée de tirer des enseignements de ces tragédies pour éviter leur répétition. Cela implique d'enquêter sur les causes, d'établir les responsabilités, de corriger les erreurs et de sanctionner les manquements. Sans ces mesures, le pays risque de continuer à subir des catastrophes évitables. L'article appelle à un sursaut collectif, tant de la part des citoyens que des autorités, pour briser le cycle des drames répétitifs. La réaction face à ces événements déterminera l'avenir du pays en matière de sécurité et de prévention.

