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Environnement

« On ne peut pas revenir chez nous sans mesure concrète » : les éleveurs déçus par les négociations à la COP17

Reporterre · mis à jour il y a 3 j

À la veille de la clôture de la COP17 contre la désertification, en Mongolie, si les éleveurs, notamment les pastoralistes, ont réussi à trouver une place après des années de lutte, les négociations se dirigent vers un échec. Oulan-Bator (Mongolie), reportage Ils existent, et c'est déjà beaucoup.

COP17 et enjeux agricoles

La COP17 (17ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) s'est tenue en 2022 à Sharm el-Sheikh, en Égypte. Lors de cet événement international, des négociations ont été menées pour aborder les défis climatiques, notamment ceux liés à l'agriculture. Les éleveurs, représentés par des organisations comme la Fédération nationale ovine (FNO) et la Confédération paysanne, ont exprimé leur déception face aux résultats obtenus. Ces acteurs dénoncent l'absence de mesures concrètes pour soutenir leur secteur, pourtant vulnérable aux impacts du changement climatique, comme les sécheresses ou les canicules. Les négociations climatiques mondiales, comme les COP, visent à établir des accords internationaux pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle, un objectif fixé par l'Accord de Paris en 2015.

Désaccord des éleveurs

Les éleveurs français, notamment ceux spécialisés dans l'élevage ovin (moutons) et bovin (vaches), ont vivement critiqué les négociations de la COP17. Leur mécontentement porte sur l'absence de propositions tangibles pour protéger leur activité, alors que leur secteur est directement menacé par les effets du réchauffement climatique. Par exemple, les vagues de chaleur répétées en France ont déjà réduit les rendements fourragers (plantes destinées à l'alimentation du bétail) de 20 à 30 % dans certaines régions. Les éleveurs réclament des aides financières et des politiques publiques adaptées pour faire face à ces défis, comme des subventions pour l'adaptation des infrastructures ou des primes pour compenser les pertes de production.

Rôle des organisations

Plusieurs organisations agricoles ont joué un rôle clé dans la défense des intérêts des éleveurs lors de la COP17. La Fédération nationale ovine (FNO), qui représente les éleveurs de moutons en France, et la Confédération paysanne, un syndicat agricole alternatif, ont toutes deux souligné l'urgence d'agir. Ces organisations ont pointé du doigt l'écart entre les discours politiques et les actions concrètes. Par exemple, la FNO a rappelé que les éleveurs ont déjà subi des pertes économiques significatives, comme une baisse de 15 % du prix de la laine en 2021, en raison de la sécheresse. Elles ont insisté sur la nécessité de mesures immédiates, plutôt que de promesses à long terme.

Impact du climat sur l'élevage

Le changement climatique a des conséquences directes sur l'élevage, un secteur déjà fragile en France. Les éleveurs subissent des pertes de récoltes fourragères, essentielles pour nourrir le bétail, en raison de sécheresses prolongées. Par exemple, en 2022, la production de foin (herbe séchée pour l'hiver) a chuté de 40 % dans certaines zones, forçant les éleveurs à acheter des aliments importés à prix élevé. De plus, les canicules entraînent une baisse de la production laitière et une augmentation de la mortalité du bétail. Les éleveurs estiment que sans mesures d'adaptation, leur activité pourrait devenir non viable d'ici 2030 dans certaines régions, comme le sud de la France.

Ce que ça pourrait changer

Face à l'inaction perçue lors de la COP17, les éleveurs formulent des revendications précises pour préserver leur métier. Ils demandent notamment la mise en place de fonds publics pour financer des infrastructures résilientes, comme des systèmes d'irrigation ou des bâtiments adaptés aux canicules. Ils réclament aussi des aides pour diversifier leurs sources de revenus, comme l'agroécologie ou la vente directe de produits transformés. Certains éleveurs proposent des solutions locales, comme la relocalisation des troupeaux vers des zones moins exposées à la sécheresse. Enfin, ils appellent à une reconnaissance officielle de l'élevage comme secteur stratégique dans les politiques climatiques.

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