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Oui, Anthropic et OpenAI peuvent lire vos conversations, et depuis longtemps

Next.ink · mis à jour il y a 5 j

Des employés d’Anthropic et d’OpenAI – mais aussi certains de leurs partenaires – peuvent lire vos conversations avec les chatbots, c’est écrit noir sur blanc… à condition de bien lire toutes les petites lignes. Les entreprises ne s’en privent d’ailleurs pas, comme le montre une enquête récente.

Lecture des conversations

Les entreprises Anthropic et OpenAI, ainsi que certains de leurs partenaires, ont la possibilité de consulter les conversations des utilisateurs avec leurs chatbots d'intelligence artificielle générative. Cette pratique est explicitement mentionnée dans les conditions générales d'utilisation et les foires aux questions de ces services, mais elle est souvent ignorée par les utilisateurs qui acceptent ces conditions sans les lire attentivement. Par exemple, Google Maps, lancé en 2009, collecte également des données de localisation de manière documentée depuis des années, illustrant une tendance générale à négliger les détails des contrats en ligne.

Projet Lily d'OpenAI

OpenAI, l'entreprise fondée par Sam Altman, pratique cette lecture des conversations à une échelle quasi industrielle, comme le révèle le Project Lily dévoilé par le média 404 Media. Ce projet montre que des employés d'OpenAI analysent régulièrement les échanges des utilisateurs avec ses chatbots. Cette pratique n'est pas nouvelle, mais elle soulève des questions éthiques et juridiques, notamment en raison du peu de considération historique d'OpenAI pour les droits d'auteur et la protection des données personnelles.

Rôle d'Anthropic

Anthropic, une autre entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle, adopte une approche similaire. Elle permet à ses employés et à certains partenaires d'accéder aux conversations des utilisateurs avec son chatbot Claude. Cette pratique est également encadrée par les conditions d'utilisation du service. Anthropic a récemment été pointée du doigt pour avoir utilisé des données issues de conversations avec Claude afin d'étudier des sujets sensibles, comme les missiles ou les armes biologiques, ce qui a conduit à la fermeture de certains comptes concernés.

Réactions des utilisateurs

Les utilisateurs réagissent avec inquiétude à ces révélations. Certains commentaires soulignent que les entreprises comme OpenAI et Anthropic fonctionnent comme des spyware (logiciels espions) en collectant des informations personnelles sans consentement explicite. D'autres proposent des solutions techniques pour éviter cette collecte, comme l'utilisation de modèles d'IA locaux (par exemple, llama.cpp ou Qwen3.8-27B) qui fonctionnent uniquement sur les appareils des utilisateurs, sans transmission de données vers des serveurs externes.

Ce que ça pourrait changer

La collecte de données par les chatbots d'IA générative rappelle les pratiques d'autres services en ligne, comme WhatsApp, qui collecte également des informations même lorsque l'application n'est pas utilisée activement. Ces pratiques soulèvent des questions sur la protection de la vie privée et la transparence des entreprises technologiques. Les utilisateurs sont souvent surpris de découvrir l'étendue de la collecte de données, malgré les avertissements présents dans les conditions d'utilisation.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.