CCN de travail des journalistes : extension d’un accord sur le contrat CVE
CCN de travail des journalistes : extension d’un accord sur le contrat CVE Négociation collective Formation professionnelle.
Le 5 octobre 2026, un accord signé le 17 avril 2026 concernant le contrat de valorisation de l'expérience (CVE) est rendu obligatoire pour tous les employeurs et salariés relevant de la convention collective nationale de travail des journalistes (CCN) du 27 octobre 1987. Cette extension s'applique également aux journalistes employés dans le secteur de la télédiffusion. Le CVE est un dispositif conçu pour reconnaître et valoriser les compétences acquises par les journalistes au cours de leur carrière, notamment en dehors du cadre traditionnel de l'emploi. La CCN de 1987 encadre les conditions de travail, les droits et les obligations des journalistes en France. Cet accord étend donc les stipulations du CVE à l'ensemble des journalistes concernés, sans exception, ce qui signifie que tous les employeurs et salariés doivent désormais s'y conformer.
L'extension de l'accord sur le CVE s'applique à deux catégories principales : d'une part, tous les employeurs et salariés couverts par la CCN des journalistes de 1987, et d'autre part, les journalistes travaillant dans le secteur de la télédiffusion, qui relève également de cette convention. La CCN de 1987 est un texte réglementaire qui fixe les règles spécifiques au métier de journaliste en France, comme les salaires minimaux, les horaires de travail ou les droits à la formation. Le secteur de la télédiffusion inclut les chaînes de télévision et les plateformes de diffusion en ligne. Ainsi, l'accord du 17 avril 2026, initialement conclu dans le cadre de cette convention, devient une norme obligatoire pour l'ensemble de ces professionnels, qu'ils soient en CDI, CDD ou en freelance.
Le contrat de valorisation de l'expérience (CVE) vise à formaliser et reconnaître les compétences acquises par les journalistes au fil de leur carrière, y compris celles développées en dehors de leur emploi actuel. Par exemple, un journaliste ayant travaillé sur un projet documentaire ou ayant suivi une formation spécifique pourrait faire valoir ces expériences pour obtenir une reconnaissance officielle, sous forme de certification ou de valorisation salariale. Cet accord s'inscrit dans une logique de développement professionnel continu et de sécurisation des parcours des journalistes. Il permet également aux employeurs de mieux identifier les compétences de leurs salariés et d'adapter leur gestion des ressources humaines en conséquence.
L'extension de l'accord sur le CVE impose aux employeurs de mettre en place des mécanismes pour évaluer et reconnaître les compétences des journalistes, notamment via des entretiens professionnels ou des formations. Les salariés, quant à eux, peuvent désormais exiger que leurs expériences soient prises en compte dans leur parcours professionnel, que ce soit pour une promotion, une augmentation salariale ou une reconversion. Cet accord renforce donc les droits des journalistes tout en offrant aux employeurs un cadre clair pour valoriser les compétences de leurs équipes. En pratique, cela peut se traduire par des ajustements dans les grilles de salaire ou des plans de formation individualisés.

