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Géopolitique

L’administration Trump envisage une intervention militaire au Mali, selon le “Washington Post”

Courrier International · mis à jour il y a 14 j

Pour contrer l’avancée du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) au Mali, l’administration Trump étudierait des options militaires. Mais Washington entend surtout se poser en offre sécuritaire alternative à Moscou, dont les paramilitaires de l’Africa Corps ont connu dernièrement des défaites cuisantes face aux djihadistes..

Projet d'intervention militaire

Selon une information exclusive du Washington Post, l’administration du président américain Donald Trump envisagerait une intervention militaire au Mali pour lutter contre les groupes djihadistes. Cette hypothèse, encore à l’étude, consisterait à cibler spécifiquement le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), également connu sous son acronyme arabe Jnim. Ce groupe, affilié au réseau terroriste Al-Qaida, est l’un des principaux acteurs armés dans la région sahélienne. Il mène régulièrement des attaques contre des villes maliennes, souvent en collaboration avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement rebelle à dominante touarègue. L’objectif affiché serait de réduire la menace terroriste dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Soutien d’un conseiller clé

Le projet d’intervention militaire au Mali bénéficie du soutien actif de Sebastian Gorka, directeur principal de la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale des États-Unis. Ce dernier est décrit comme un partisan convaincu du recours à la force pour combattre le terrorisme, selon des responsables américains – actuels et anciens – cités par le Washington Post sous couvert d’anonymat. Gorka, connu pour ses positions fermes en matière de sécurité, jouerait donc un rôle central dans la promotion de cette option militaire. Si elle était mise en œuvre, cette action s’ajouterait à la liste des pays où l’administration Trump a déjà ordonné des frappes, comme le Yémen, la Somalie, la Syrie, l’Iran, l’Irak, le Nigeria et le Venezuela.

Obstacles sur le terrain

Une intervention militaire américaine au Mali pourrait se heurter à des défis majeurs, notamment la présence de paramilitaires russes dans le pays. Ces derniers, souvent associés au groupe Wagner, une société militaire privée russe, soutiennent le gouvernement malien dans sa lutte contre les groupes armés. Leur présence compliquerait toute opération étrangère, en raison des risques de confrontation directe avec des acteurs soutenus par Moscou. Par ailleurs, le Mali est déjà le théâtre d’un conflit complexe, impliquant des groupes djihadistes, des rebelles touaregs et des forces gouvernementales, ce qui rend la situation sécuritaire particulièrement instable. Enfin, les États-Unis devraient également composer avec les dynamiques politiques locales et régionales, où plusieurs pays africains et européens sont déjà engagés dans des missions de stabilisation.

Ce que ça pourrait changer

Le Mali, pays d’Afrique de l’Ouest, est en proie à une insécurité croissante depuis plusieurs années, marquée par l’émergence de groupes djihadistes liés à **Al-Qaida** et à l’**État islamique**. Ces groupes profitent des faiblesses des institutions locales et des tensions communautaires pour étendre leur influence. La situation a poussé certains pays, comme la **France**, à intervenir militairement dans la région, notamment à travers l’opération **Barkhane**, avant son retrait progressif. Parallèlement, la Russie a renforcé sa présence au Mali via le groupe **Wagner**, offrant un soutien logistique et militaire au gouvernement malien. Cette compétition entre puissances étrangères ajoute une couche de complexité à un conflit déjà difficile à résoudre.

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