NapseflowNapseflow
Géopolitique

J’ai eu si honte de moi que rien ne pouvait me “purifier” après ce qui m’était arrivé

Courrier International · mis à jour il y a 2 h

Chaque semaine, la chronique phénomène du “New York Times” sur l’amour vous est proposée en exclusivité, traduite en français par “Courrier international”. Ce dimanche, une femme élevée dans l’idéologie mormone et qui n’est pas attirée par les hommes raconte comment elle s’est sentie obligée de vivre en faisant abstraction de ses désirs..

Contexte religieux strict

L’auteure, une jeune femme de 20 ans, étudie à la Brigham Young University dans l’Utah, une université privée affiliée à l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, plus connue sous le nom d’Église mormone. Cette religion impose à ses fidèles des règles de vie très strictes, notamment en matière de sexualité et de mariage. Les mormons sont encouragés à se marier jeunes, à rester abstinents avant le mariage et à avoir de nombreux enfants. À l’époque des faits, l’âge légal pour boire de l’alcool aux États-Unis était de 21 ans, mais l’auteure se sentait en retard par rapport à ses camarades, beaucoup étant déjà en couple, fiancés ou mariés. La bibliothèque de l’université disposait même d’un espace dédié aux enfants, illustrant l’importance accordée à la famille dans cette communauté.

Interprétation pathologique des règles

L’auteure décrit une interprétation extrême et obsessionnelle des commandements mormons, qu’elle qualifie de trouble obsessionnel compulsif (TOC). Ce trouble se manifeste par une spirale de peur et de doute autour des questions morales et religieuses. Elle craint constamment d’avoir commis un péché non confessed ou d’être indigne des bénédictions promises par sa religion. Cette angoisse est renforcée par son isolement : elle n’a jamais ressenti de désir pour les femmes, ce qui ajoute à son sentiment de culpabilité et de décalage avec les attentes de sa communauté. Le TOC, dans ce contexte, amplifie sa détresse en transformant des règles religieuses en une source permanente d’angoisse.

Événement traumatisant

L’auteure relate un épisode particulièrement grave où son premier amour l’a convaincue de boire de l’eau de Javel. Cet acte, motivé par des raisons non précisées dans l’article, a provoqué chez elle une honte profonde et un sentiment d’impureté impossible à effacer. L’eau de Javel, un produit chimique corrosif, est utilisée ici comme symbole extrême de la souffrance et de la culpabilité ressenties. Cet événement a marqué un tournant dans sa vie, laissant une empreinte durable sur son estime de soi et sa perception de sa propre valeur morale. La honte qui en a résulté semble insurmontable, même après cet incident.

Impact sur la santé mentale

L’article met en lumière les conséquences psychologiques de cette interprétation rigoriste des règles religieuses et de l’événement traumatisant. La honte et la culpabilité ressenties par l’auteure sont décrites comme si intenses qu’elles résistent à toute forme de « purification », qu’elle soit religieuse, morale ou personnelle. Cette détresse psychologique illustre les risques liés à une application excessive des dogmes religieux, pouvant mener à des comportements autodestructeurs ou à des troubles mentaux. L’auteure ne mentionne pas de prise en charge thérapeutique ou de soutien extérieur, ce qui suggère un isolement dans sa souffrance.

Ce que ça pourrait changer

L’article se déroule dans l’Utah, un État des États-Unis où la communauté mormone est majoritaire et où les valeurs religieuses influencent fortement la vie quotidienne. L’auteure étudie à la *Brigham Young University*, une institution privée mormone, ce qui renforce l’emprise des normes religieuses sur son environnement. Le contexte culturel de l’Utah, marqué par une forte tradition familiale et une pression sociale pour se marier jeune, joue un rôle clé dans son sentiment d’échec et de décalage. Ces éléments géographiques et culturels expliquent en partie l’intensité de sa détresse et de ses questionnements.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.