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Généraliste

Cinq défis environnementaux à relever pour le gouvernement du Parti québécois

Le Devoir · mis à jour il y a 6 j

Le gouvernement fait face à des enjeux de taille sur le front climatique et pour la protection de la nature..

Cibles climatiques revues

Le Parti québécois (PQ) prévoit d’augmenter la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec, passant de 37,5 % à 42,5 % d’ici 2034 par rapport à 1990. Cette cible, plus ambitieuse que celle du gouvernement précédent, s’accompagne d’un engagement à accélérer les actions après 2030 pour atteindre la carboneutralité. Le PQ propose aussi d’instaurer des budgets carbone pour limiter progressivement les émissions et des feuilles de route sectorielles pour décarboner l’économie. En 2023, les émissions du Québec avaient baissé de seulement 20 % depuis 1990, ce qui montre l’ampleur du défi. Les GES sont des gaz comme le CO₂ qui piègent la chaleur dans l’atmosphère, accélérant le réchauffement climatique. La carboneutralité signifie équilibrer les émissions avec des absorptions naturelles ou technologiques de CO₂.

Protection des écosystèmes

Le PQ s’engage à protéger davantage la biodiversité, gravement menacée au Québec. Depuis 1970, les populations d’espèces en danger ont augmenté de 72 %, et les milieux humides (marécages, tourbières) ont perdu 66 % de leur superficie entre 1992 et 2020. L’artificialisation des sols, qui transforme les terres naturelles en zones urbaines ou industrielles, aggrave cette situation. Le parti propose une loi-cadre pour atteindre 30 % de territoire protégé d’ici 2030, notamment dans le sud du Québec, et restaurer les milieux dégradés. Il souhaite aussi moderniser les lois sur les espèces menacées et la faune en définissant des habitats essentiels et en renforçant les moyens de protection. Ces habitats sont des zones vitales pour la survie d’une espèce, comme des forêts ou des zones humides.

Économie circulaire

Le Québec produit 32 tonnes de ressources par habitant et par an, soit 271 millions de tonnes au total, selon Recyc-Québec en 2024. Cette empreinte matérielle reflète un modèle économique linéaire où les produits sont fabriqués, utilisés puis jetés. Le PQ veut remplacer ce modèle par une économie circulaire, qui consiste à réduire, réutiliser, réparer et recycler les ressources pour limiter le gaspillage. L’objectif est de créer plus de richesse en utilisant mieux les ressources locales, sans épuiser les matières premières. Par exemple, concevoir des produits durables, réparer plutôt que remplacer, ou valoriser les déchets. Contrairement au recyclage classique, l’économie circulaire vise à transformer radicalement la façon de produire et de consommer.

Adaptation climatique

Le Québec fait face à des impacts climatiques de plus en plus coûteux : vagues de chaleur mortelles, feux de forêt, érosion côtière et dégradation des infrastructures. Le PQ promet d’investir 1,3 milliard d’euros entre 2026 et 2031 pour aider les municipalités, entreprises et agriculteurs à s’adapter. Cela inclut des bâtiments résistants aux canicules, des infrastructures naturelles (comme des zones humides) pour absorber les excès d’eau, et une meilleure planification des risques climatiques dans les projets publics. Par exemple, favoriser des espaces verts pour rafraîchir les villes ou concevoir des routes capables de résister aux inondations. L’adaptation climatique désigne l’ensemble des mesures pour réduire la vulnérabilité des sociétés face aux changements climatiques déjà en cours.

Ce que ça pourrait changer

La congestion routière au Québec a augmenté depuis huit ans, et le PQ reconnaît que la voiture individuelle ne peut plus être la seule solution. Le parti propose de développer des alternatives comme les transports collectifs, actifs (vélo, marche) et innovants pour réduire la dépendance à l’automobile. Un projet phare est la *Passe mobilité*, une carte mensuelle à 95 $ offrant un accès illimité aux réseaux de transport en commun urbains et régionaux. L’objectif est de diminuer la pollution, améliorer la santé publique, revitaliser les centres-villes et réduire le coût de la vie. Le transport actif désigne les déplacements non motorisés, comme le vélo ou la marche, qui sont bénéfiques pour la santé et l’environnement.

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