Les obligations RH à ne pas manquer d’ici la fin de l’année
Entre échéances légales, mises à jour obligatoires et bonnes pratiques à anticiper, mieux vaut sécuriser votre calendrier RH dès maintenant !.
Un congé supplémentaire pour la naissance est accordé sous certaines conditions en France, ce qui peut avoir un impact sur les droits à la retraite des parents. Ce congé, souvent appelé congé de naissance supplémentaire, est généralement accordé en plus du congé de maternité ou de paternité classique. Il permet aux parents de bénéficier d’un temps supplémentaire pour s’occuper de leur enfant, mais il est important de noter que cette période peut être prise en compte dans le calcul des droits à la retraite. En effet, les périodes de congé non rémunérées ou partiellement rémunérées peuvent ne pas être comptabilisées dans le calcul des trimestres de retraite. Pour éviter des surprises, il est conseillé de vérifier auprès de sa caisse de retraite ou de son employeur les modalités exactes de prise en compte de ce congé dans le calcul des droits à la retraite.
D’ici la fin de l’année, les responsables des ressources humaines (RH) en France doivent respecter plusieurs obligations légales pour éviter des sanctions. Parmi les points clés à vérifier figurent la mise à jour du règlement intérieur de l’entreprise, qui doit être affiché et porté à la connaissance des salariés. Ce document définit les règles de discipline et de fonctionnement interne. Une autre obligation importante concerne l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, avec la publication d’un index d’égalité professionnelle (calculé sur 100 points) avant le 1er mars de l’année suivante. Cet index évalue les écarts de rémunération, de promotions et de conditions de travail entre les genres. Enfin, les entreprises doivent également s’assurer que les affichages obligatoires (horaires, consignes de sécurité, etc.) sont à jour et visibles pour tous les salariés.
Lors de la fin d’un contrat à durée déterminée (CDD), l’employeur doit respecter plusieurs obligations, notamment le versement d’une indemnité de fin de contrat (IFC). Cette indemnité, égale à 10 % de la rémunération brute totale perçue par le salarié pendant la durée du CDD, est due sauf si le salarié refuse une proposition de CDI pour le même poste. L’employeur doit également remettre au salarié un certificat de travail, un solde de tout compte et un attestation Pôle Emploi pour lui permettre de faire valoir ses droits au chômage. Ces documents doivent être remis au salarié au plus tard le dernier jour de travail. En cas de non-respect de ces obligations, l’employeur s’expose à des sanctions financières.
Les horaires atypiques désignent des plages horaires de travail en dehors des horaires standards (généralement entre 6h et 21h). Ces horaires peuvent inclure le travail de nuit, le travail en soirée ou le travail le week-end. En France, leur organisation est encadrée par le Code du travail, qui impose des contreparties pour les salariés (majoration de salaire, repos compensateur, etc.). Par exemple, le travail de nuit (entre 21h et 6h) donne droit à une majoration de salaire d’au moins 30 % ou à un repos compensateur équivalent. Les employeurs doivent également informer les salariés de leurs droits et des risques liés à ces horaires, notamment en matière de santé et de sécurité. Une mauvaise organisation peut entraîner des tensions sociales ou des contentieux.
Certaines entreprises peuvent être autorisées à déroger aux règles légales concernant la *durée du travail*, qui est normalement fixée à 35 heures par semaine en France. Ces dérogations, encadrées par le *Code du travail*, permettent d’adapter les horaires en fonction des besoins spécifiques de l’entreprise (secteur d’activité, contraintes économiques, etc.). Par exemple, dans les secteurs comme l’hôtellerie-restauration ou la santé, des dérogations peuvent être accordées pour permettre des horaires plus longs ou des semaines de travail plus courtes. Cependant, ces dérogations doivent être justifiées et validées par l’inspection du travail. Depuis 2026, certaines procédures de dérogation ont été clarifiées pour faciliter leur mise en œuvre tout en garantissant le respect des droits des salariés.

