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Géopolitique

Aux États-Unis, l’utilisation de médicaments amaigrissants tels qu’Ozempic ou Wegovy a presque quadruplé en deux ans

Le Grand Continent · mis à jour il y a 25 j

Environ 25 millions d'Américains pourraient suivre un traitement à base de GLP-1 d'ici 2030, soit près de 10 % de la population adulte, contre 10 millions en 2025. L’article Aux États-Unis, l’utilisation de médicaments amaigrissants tels qu’Ozempic ou Wegovy a presque quadruplé en deux ans est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Explosion des médicaments GLP-1

Entre 2024 et 2026, l’utilisation de médicaments amaigrissants de type GLP-1 aux États-Unis a presque quadruplé, passant de 3 % à 11 % de la population adulte. Ces chiffres proviennent d’une enquête Gallup publiée le 7 juillet 2026. Au total, 15 % des adultes américains, soit près de 40 millions de personnes, ont déjà utilisé ces médicaments au moins une fois. Les médicaments GLP-1, comme Ozempic ou Wegovy, agissent en imitant une hormone naturelle, le GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1), qui régule la faim et la glycémie. Leur popularité s’explique par leur efficacité : ils permettent une perte de poids pouvant atteindre 20 % du poids initial. Leur accès s’est également simplifié grâce à une multiplication des options disponibles sur le marché américain, bien que leur coût reste élevé, autour de 500 dollars par mois pour Ozempic.

Mécanisme d’action des GLP-1

Les médicaments GLP-1, comme Ozempic, contiennent du sémaglutide, une molécule qui reproduit les effets de l’hormone GLP-1. Cette hormone est naturellement sécrétée par l’intestin après un repas et joue un rôle clé dans la régulation de la glycémie et de l’appétit. Le sémaglutide stimule la production d’insuline par le pancréas, ce qui aide à mieux contrôler la glycémie, notamment pour les personnes atteintes de diabète de type 2. Il ralentit également la vidange de l’estomac, prolongeant ainsi la sensation de satiété. En conséquence, les personnes sous traitement ont tendance à réduire leur consommation d’aliments gras ou sucrés, privilégiant des choix alimentaires plus sains. Ces effets combinés favorisent une perte de poids progressive et durable.

Réduction des prix et accès

La multiplication des médicaments GLP-1 sur le marché américain a entraîné une baisse significative de leurs prix depuis 2021. Cependant, Ozempic reste coûteux, avec un prix d’environ 500 dollars par mois. Pour rendre ces traitements plus accessibles, l’administration Trump a négocié des accords avec les laboratoires Eli Lilly et Novo Nordisk, fabricants de ces médicaments. À partir de juillet 2026, les bénéficiaires du programme Medicare (assurance santé publique américaine) pourront obtenir ces médicaments pour seulement 50 dollars par mois. Cette mesure vise à élargir l’accès aux traitements contre l’obésité, une priorité politique pour l’administration en place.

Débat politique et santé publique

L’utilisation des médicaments GLP-1 est devenue un sujet politique aux États-Unis. En 2024, Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé sous l’administration Trump, avait critiqué l’industrie pharmaceutique, accusant ces entreprises de profiter de la « stupidité » et de l’addiction des Américains aux médicaments. Dans son livre The Real Anthony Fauci (2021), il dénonçait une collusion entre les laboratoires et les autorités sanitaires. Cependant, en novembre 2025, Kennedy Jr. a changé de position, soutenant désormais l’utilisation des GLP-1 comme un « outil parmi d’autres » pour lutter contre l’obésité, dans le cadre du mouvement Make America Healthy Again, qui promeut une alimentation saine. Cette évolution reflète les tensions autour de la régulation des médicaments et de leur impact sur la santé publique.

Ce que ça pourrait changer

Depuis 2022, année où les médicaments GLP-1 ont été autorisés pour la perte de poids, le taux d’obésité aux États-Unis est en baisse constante. En 2026, 36 % des adultes américains ont un *IMC* (Indice de Masse Corporelle) égal ou supérieur à 30, contre un pic à 39,5 % en 2022, soit une diminution de 3,5 points en quatre ans. Cette tendance suggère un lien possible avec l’utilisation croissante des GLP-1, bien qu’aucun lien de causalité direct n’ait été établi. Parallèlement, le nombre d’adultes diabétiques est resté stable depuis 2023, autour de 13,5 %, ce qui pourrait indiquer que ces médicaments, initialement conçus pour le diabète, contribuent également à stabiliser cette pathologie.

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