NapseflowNapseflow
Société

Comment Israël et les États-Unis s'attaquent aux finances du Hezbollah

Slate FR · mis à jour il y a 20 j

Le couple israélo-américain souhaite asphyxier financièrement le Hezbollah. Frappes contre les banques, sanctions américaines, surveillance des transferts: Tel-Aviv et Washington multiplient les actions contre les circuits finançant le mouvement chiite..

Guerre financière contre Hezbollah

En mars 2026, Israël a lancé une offensive ciblée contre les finances du Hezbollah, un groupe armé libanais, plutôt que contre ses infrastructures militaires. Les premières frappes ont détruit des agences de Al-Qard al-Hassan, une institution financière suspectée d’être une « banque » pour le mouvement, ainsi que des bureaux de change utilisés par l’Iran pour financer le parti chiite. Cette stratégie marque un changement : Israël considère désormais l’argent du Hezbollah comme une cible légitime, au même titre que ses armes. Cette campagne, la plus agressive jamais menée contre les ressources du groupe, s’inscrit dans une guerre plus large contre ses soutiens, notamment l’Iran. Les frappes visent à affaiblir économiquement le mouvement, déjà sous pression depuis des années pour son rôle dans le conflit régional.

Hezbollah en crise financière

Le Hezbollah, fondé en 1982, traverse sa pire crise économique depuis des années, selon le New York Times. Avant les frappes de mars 2026, son principal bailleur de fonds, l’Iran, lui versait environ 700 millions de dollars (606 millions d’euros) par an, soit 70 % de son budget annuel. Ces fonds permettaient de financer des opérations militaires, mais aussi des aides sociales, comme des prêts sans intérêt ou des indemnités pour les familles touchées par les conflits. En mai 2026, le porte-parole du mouvement, Youssef al-Zein, a annoncé la suspension des indemnités promises aux partisans, faute de ressources suffisantes. Le groupe peine à répondre aux besoins des centaines de milliers de déplacés par la guerre, illustrant l’ampleur de la pression financière exercée sur lui.

Rôle des États-Unis dans l'offensive

Les États-Unis jouent un rôle clé dans cette bataille financière, en coordination avec Israël. Dès 2025, Washington a alerté le Liban sur l’utilisation de valises d’argent transportées par des vols civils iraniens à destination de Beyrouth, destinées au Hezbollah. Les contrôles aéroportuaires ont été renforcés, et l’administration Trump a influencé la nomination du gouverneur de la Banque centrale libanaise, Karim Souaid, en 2025. Ce dernier a lancé une enquête sur les sociétés de services monétaires du pays, suspectées de faciliter les transferts de fonds pour le mouvement. En novembre 2025, le Trésor américain a sanctionné des bureaux de change libanais, accusés d’avoir acheminé près d’un milliard de dollars (865 millions d’euros) pour le compte de l’Iran via un réseau informel.

Cibles financières du Hezbollah

Parmi les cibles prioritaires de cette offensive, Al-Qard al-Hassan occupe une place centrale. Cette institution, présentée comme une banque sociale, offrait des prêts sans intérêt et des aides financières aux partisans du Hezbollah. Après la guerre de 2024, elle avait promis des indemnités allant de 10 400 à 12 100 euros aux familles dont les maisons avaient été détruites. Ces versements, plusieurs fois reportés, ont été entièrement suspendus en 2026. Parallèlement, les États-Unis et Israël ciblent les bureaux de change, moins réglementés que les banques, mais tout aussi utilisés pour transférer des fonds. Ces attaques visent à tarir les ressources du mouvement en bloquant ses canaux de financement traditionnels.

Ce que ça pourrait changer

Le Liban, déjà fragilisé par une crise économique profonde, subit de plein fouet les répercussions de cette guerre financière. Des centaines de milliers de Libanais, dont beaucoup soutiennent le *Hezbollah*, dépendent de ses aides sociales pour survivre. La suspension des indemnités et la fermeture progressive des institutions financières liées au mouvement aggravent la précarité de la population. Par ailleurs, les discussions entre le Liban et Israël pour un cessez-le-feu au sud du pays restent bloquées, le désarmement du *Hezbollah* étant une condition sine qua non. Dans ce contexte, la bataille des finances du mouvement chiite s’ajoute aux défis économiques et politiques du Liban, déjà en proie à une instabilité chronique.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.