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Droit

Nouvelles mesures relatives aux procédures d'appel d'offres pour les installations de production d'énergie renouvelable

LexisVeille · mis à jour il y a 14 j

Nouvelles mesures relatives aux procédures d'appel d'offres pour les installations de production d'énergie renouvelable Production, transport et distribution d’énergie Transition énergétique.

Objectif des mesures

Les nouvelles mesures visent à modifier les procédures d'appel d'offres pour les installations de production d'énergie renouvelable en France. Ces appels d'offres sont des processus par lesquels l'État ou des collectivités publiques sélectionnent des entreprises pour construire et exploiter des infrastructures énergétiques, comme des parcs éoliens ou solaires. L'objectif principal est d'accélérer la transition énergétique en simplifiant et en clarifiant les règles pour les porteurs de projets. Ces mesures s'inscrivent dans un cadre réglementaire plus large, incluant des objectifs nationaux et européens en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement des énergies vertes.

Simplification des règles

Les nouvelles procédures introduisent des règles simplifiées pour les appels d'offres, notamment en réduisant les délais administratifs et en harmonisant les critères de sélection. Par exemple, les critères techniques et financiers seront désormais évalués de manière plus transparente, avec une pondération claire des différents éléments. Les appels d'offres pour les installations de moins de 500 kilowatts (kW) bénéficieront d'une procédure allégée, tandis que les projets plus importants (supérieurs à 500 kW) devront respecter des exigences renforcées en matière d'innovation et d'intégration paysagère. Ces changements visent à réduire les coûts et les délais pour les porteurs de projets, tout en garantissant la qualité des installations.

Critères de sélection

Les critères de sélection des projets dans le cadre des appels d'offres ont été revus pour favoriser les installations les plus performantes et les plus respectueuses de l'environnement. Parmi les critères principaux figurent le prix de l'électricité produite (exprimé en centimes d'euro par kilowattheure, c€/kWh), la qualité technique du projet, son impact environnemental et sa capacité à s'intégrer dans le réseau électrique. Les projets devront également démontrer leur contribution à la biodiversité locale et leur acceptabilité sociale. Par exemple, pour les parcs éoliens, une étude d'impact acoustique et visuel sera désormais obligatoire. Les projets seront notés sur une échelle de 0 à 100, avec un seuil minimal de 50 points pour être éligibles.

Calendrier des appels

Le calendrier des appels d'offres a été ajusté pour permettre une planification plus prévisible des projets. En 2024, trois sessions d'appels d'offres sont prévues pour les installations solaires, avec des volumes respectifs de 1 000 mégawatts (MW) pour le premier semestre, 1 500 MW pour le second semestre et 2 000 MW pour le premier semestre 2025. Pour l'éolien terrestre, deux sessions sont programmées en 2024, avec des volumes de 500 MW et 700 MW. Ces volumes représentent une augmentation significative par rapport aux années précédentes, reflétant l'ambition de la France d'atteindre ses objectifs en matière d'énergies renouvelables. Les dates exactes des sessions seront publiées par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), un organisme indépendant chargé de superviser ces procédures.

Rôle des acteurs

Plusieurs acteurs clés interviennent dans la mise en œuvre de ces nouvelles mesures. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) est responsable de l'organisation et du suivi des appels d'offres, ainsi que de la publication des résultats. Les porteurs de projets, qu'ils soient des entreprises privées, des coopératives ou des collectivités locales, soumissionnent pour obtenir le droit de construire et exploiter les installations. Les ministères concernés, comme celui de la Transition écologique et celui de l'Économie, définissent les orientations politiques et les objectifs quantitatifs. Enfin, les gestionnaires de réseaux, comme RTE (Réseau de Transport d'Électricité) et Enedis, jouent un rôle technique en évaluant la faisabilité technique des projets et en intégrant les nouvelles installations dans le réseau électrique.

Ce que ça pourrait changer

Ces nouvelles mesures devraient avoir un impact économique significatif sur le secteur des énergies renouvelables en France. Selon les estimations, les volumes d'appels d'offres prévus pour 2024 et 2025 pourraient générer des investissements de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros, avec la création de plusieurs milliers d'emplois directs et indirects. Les prix de l'électricité produite à partir de ces installations devraient également baisser, grâce à une concurrence accrue entre les porteurs de projets et à des coûts de production optimisés. Par exemple, le prix moyen de l'électricité solaire pourrait passer de 60 c€/kWh en 2023 à 45 c€/kWh en 2025, selon les projections de la CRE. Ces baisses de prix contribueront à rendre les énergies renouvelables plus compétitives par rapport aux énergies fossiles.

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