Éric Duhaime propose une baisse d’impôt de 59 % pour les entreprises
Une telle réduction permettrait d'alléger le fardeau fiscal des sociétés de 23 milliards, calcule-t-il..
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a annoncé une proposition phare visant à réduire l’impôt sur le revenu des sociétés (IRS) de 59 % au Québec. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un premier mandat gouvernemental et prévoit une baisse progressive du taux d’IRS de 11,5 % à 4,7 %. Concrètement, cela signifie que le taux combiné fédéral-provincial passerait de 26,5 % à 19,7 %, plaçant le Québec parmi les provinces canadiennes et les États américains les plus compétitifs fiscalement. Le parti estime que cette réduction allégera le fardeau fiscal des entreprises de 23 milliards de dollars sur cinq ans. La proposition sera officiellement dévoilée lors d’une conférence de presse devant les bureaux de Revenu Québec, en pleine période de tensions commerciales avec les États-Unis.
La baisse d’impôt proposée par Éric Duhaime vise à injecter des liquidités supplémentaires dans les entreprises québécoises. L’objectif est double : faciliter le financement des emprunts et renforcer la compétitivité des entreprises, notamment face à la guerre commerciale actuelle avec les États-Unis. Selon le PCQ, cette mesure pourrait générer entre 25 000 et 45 000 emplois au Québec d’ici cinq ans. Pour compenser la perte de revenus fiscaux, le parti mise sur des économies budgétaires majeures, incluant le départ de 20 000 fonctionnaires et des coupes drastiques dans les dépenses de l’État. Le parti affirme pouvoir économiser 47 milliards de dollars en cinq ans grâce à ces mesures d’austérité.
Cette annonce s’inscrit dans le cadre des élections québécoises de 2026, où le PCQ, dirigé par Éric Duhaime, propose une plateforme axée sur la réduction des impôts et la rigueur budgétaire. La proposition de baisse d’impôt intervient alors que le Québec fait face à des défis économiques, notamment une inflation élevée et une concurrence accrue avec les États-Unis. Le parti conservateur mise sur cette mesure pour séduire les électeurs et les entreprises, tout en promettant un assainissement des finances publiques. D’autres propositions du PCQ incluent des aides financières pour les familles québécoises, comme des mesures incitatives à la natalité.
Pour financer cette baisse d’impôt, le PCQ prévoit des coupes massives dans les dépenses gouvernementales, incluant la réduction de 20 000 postes dans la fonction publique. Cette stratégie soulève des questions sur l’impact social et économique de telles mesures, notamment sur les services publics comme la santé ou l’éducation. Le parti justifie ces économies par la nécessité de rendre le Québec plus attractif pour les entreprises et les investisseurs. Cependant, les opposants pourraient critiquer une approche perçue comme trop libérale, risquant d’aggraver les inégalités ou de fragiliser les services essentiels. La proposition reste donc sujette à débat dans le paysage politique québécois.

