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Environnement

Au moins 270 morts dans des inondations dévastatrices au Népal et au Tibet

Reporterre · mis à jour il y a 3 j

Des crues dévastatrices qui rasent tout sur leur passage. Les images diffusées par la police népalaise le 26 août dans la soirée sont terrifiantes.

Inondations meurtrières

Des inondations exceptionnellement violentes ont frappé le Népal et la région autonome du Tibet, en Chine, entre le 29 juin et le 1er juillet 2024. Ces catastrophes naturelles ont causé la mort d’au moins 270 personnes, selon les bilans provisoires établis par les autorités locales. Les régions touchées, situées dans l’Himalaya, sont particulièrement vulnérables aux glissements de terrain et aux crues soudaines en raison de leur relief escarpé et de la mousson, une saison de pluies intenses qui s’étend généralement de juin à septembre. Les autorités locales ont précisé que ces inondations étaient parmi les plus graves jamais enregistrées dans ces zones, avec des dégâts matériels encore en cours d’évaluation.

Raisons des catastrophes

Les experts attribuent ces inondations à plusieurs facteurs combinés. D’abord, des pluies torrentielles ont saturé les sols, déjà fragilisés par des années de déforestation et d’exploitation minière intensive dans la région. Ensuite, la fonte accélérée des glaciers himalayens, liée au réchauffement climatique, a contribué à l’augmentation du débit des rivières. Enfin, l’urbanisation rapide et mal contrôlée a réduit les zones d’absorption naturelle de l’eau, aggravant les risques d’inondations. Les médias locaux rapportent que des villages entiers ont été ensevelis sous des coulées de boue, tandis que des infrastructures routières et des ponts ont été emportés, isolant des communautés.

Bilan humain et matériel

Le bilan humain reste provisoire, mais les autorités népalaises et chinoises ont confirmé au moins 270 morts, dont une majorité dans le district de Manang au Népal et dans la préfecture de Nyingchi au Tibet. Des milliers de personnes sont portées disparues ou évacuées dans des centres de secours temporaires. Les dégâts matériels sont estimés à plusieurs centaines de millions d’euros, avec des routes coupées, des cultures détruites et des habitations rasées. Au Népal, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence dans les zones les plus touchées, tandis qu’en Chine, l’armée a été mobilisée pour les opérations de sauvetage. Les secours peinent à accéder à certaines zones en raison des routes impraticables.

Réponse des autorités

Face à l’ampleur de la catastrophe, les gouvernements du Népal et de la Chine ont déployé des moyens exceptionnels. Au Népal, le Premier ministre Pushpa Kamal Dahal a annoncé l’envoi de renforts militaires et de matériel de secours, tout en appelant à une aide internationale. En Chine, les autorités de la région autonome du Tibet ont activé des plans d’urgence pour évacuer les populations et distribuer des vivres. Des hélicoptères ont été mobilisés pour survoler les zones isolées et repérer des survivants. Malgré ces efforts, les critiques pointent du doigt des lacunes dans la prévention des risques, notamment l’absence de systèmes d’alerte précoce efficaces dans les villages reculés.

Ce que ça pourrait changer

Ces inondations s’inscrivent dans un contexte de changement climatique marqué par une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes. Selon le *Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat* (*GIEC*), l’Himalaya est l’une des régions du monde les plus exposées aux effets du réchauffement, avec une augmentation de 0,3°C par décennie depuis les années 1970. Cette hausse des températures accélère la fonte des glaciers, qui alimentent les grands fleuves de la région, comme le Brahmapoutre et le Mékong. Les scientifiques alertent sur le risque accru de catastrophes similaires à l’avenir, en l’absence de mesures drastiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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