NapseflowNapseflow
Droit

Droits des femmes : un comité de l'ONU dénonce une offensive organisée contre l’égalité

ONU : Droits humains · mis à jour 5 oct.

Dans un monde marqué par une polarisation croissante, les droits des femmes et des filles reculent, a alerté lundi le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). À l’ouverture de sa 93ᵉ session à Genève, sa présidente, Nahla Haidar, a dénoncé les attaques contre l’égalité, les droits sexuels et reproductifs et les défenseures des droits humains..

Offensive contre l'égalité

Une responsable de l'ONU, Mme Haidar, a alerté sur une offensive organisée contre l'égalité entre les sexes dans le monde entier. Cette offensive se caractérise par un recul des droits des femmes, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive (accès à la contraception, à l'avortement, aux soins gynécologiques), une réduction de l'espace civique (liberté d'expression, droit de manifester) et des attaques contre les défenseuses des droits humains (militantes, avocates, journalistes). Ces reculs s'accompagnent d'une augmentation des violences sexistes, qu'elles soient physiques (agressions, féminicides) ou en ligne (harcèlement, cyberviolence). L'ONU souligne que ces phénomènes ne sont pas isolés mais forment une tendance globale, touchant toutes les régions du monde. L'organisation appelle à respecter les engagements internationaux en matière de droits humains pour contrer cette dynamique.

Crises aggravant les inégalités

Les conflits armés, les régimes autocratiques (gouvernements autoritaires limitant les libertés), les inégalités économiques et le dérèglement climatique (sécheresses, inondations, migrations forcées) affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles. Selon Mme Haidar, présidente du CEDAW (Comité pour l'élimination des discriminations à l'égard des femmes), ces crises se renforcent mutuellement et accentuent les vulnérabilités existantes. Par exemple, les femmes sont plus exposées aux violences dans les zones de guerre, subissent davantage le chômage en période de crise économique, et sont les premières touchées par les pénuries alimentaires liées au climat. Andrea Ori, représentant du Bureau des droits de l'homme de l'ONU, décrit un monde de plus en plus polarisé, où certains acteurs politiques ou religieux cherchent à affaiblir le droit international (ensemble de règles régissant les relations entre États) et les engagements en faveur des droits humains.

Système des droits humains fragilisé

Andrea Ori explique que les organes conventionnels de l'ONU (comités chargés de surveiller le respect des traités internationaux) fonctionnent dans un contexte mondial en mutation rapide, très différent de celui de leur création il y a plus de 60 ans. Ces organes, comme le CEDAW, sont aujourd'hui confrontés à des défis majeurs : manque de ressources financières, annulations de sessions en raison de crises budgétaires, et difficultés à s'adapter aux nouvelles formes de violations des droits. Pour y répondre, l'ONU a lancé le 11 juin 2026 l'Alliance mondiale pour les droits humains, une initiative visant à renforcer la coopération entre États, la société civile et les organisations internationales. L'égalité femmes-hommes est un axe central de cette alliance, avec un accent sur la lutte contre les discriminations, les violences de genre et l'écoute des survivantes (femmes ayant subi des violences).

Réformes pour moderniser l'ONU

Face aux difficultés financières et opérationnelles, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) propose trois pistes de réforme pour les organes conventionnels comme le CEDAW. La première consiste à organiser des dialogues décentralisés (réunions dans différentes régions) regroupés sur un cycle de huit ans, pour améliorer la planification et réduire les annulations de dernière minute. La seconde vise à simplifier la présentation des rapports des États membres grâce à une plateforme en ligne intégrée et multilingue, rendant les données plus accessibles. Enfin, une plateforme de candidature en ligne serait créée pour rendre les élections des experts plus transparentes, en s'appuyant sur des critères stricts d'expérience, de compétence et d'indépendance. Ces réformes nécessitent un engagement fort des États membres pour garantir des financements stables et prévisibles. Le CEDAW, composé de 23 experts, examine actuellement ces propositions jusqu'au 30 octobre 2026.

Ce que ça pourrait changer

Le *CEDAW* (*Comité pour l'élimination des discriminations à l'égard des femmes*) est un comité de l'ONU composé de 23 experts indépendants, chargés de veiller à la mise en œuvre de la *Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes*. Cette convention, adoptée en 1979, est un traité international qui engage les États signataires à garantir l'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines (éducation, travail, santé, politique). Lors de sa session d'octobre 2026, reportée de juin en raison de contraintes budgétaires, le CEDAW examinera les rapports de huit États membres pour évaluer leurs progrès en matière de droits des femmes. Ce comité joue un rôle clé dans la surveillance des engagements internationaux, mais son efficacité dépend des ressources allouées par les États et de leur volonté politique.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.