☕️ L’IRD confirme un piratage, les données de 7 500 personnes exposées
L’Institut de recherche pour le développement (IRD) a annoncé ce mardi 18 aout à son personnel, via une lettre en PDF que Next a pu se procurer, qu’une « intrusion d’origine externe dans son système d’information » a eu lieu cet été. Ce piratage a conduit, selon la PDG de l’institut, Valérie Verdier, qui signe […].
L’Institut de recherche pour le développement (IRD), un organisme français de recherche, a confirmé le 18 août 2026 avoir subi une intrusion informatique d’origine externe dans son système d’information. Cet incident, qualifié de piratage, a été détecté le 24 juillet 2026. L’IRD est une institution publique française dédiée à la recherche sur les pays en développement, avec un effectif de 2 249 agents en 2025. L’intrusion a conduit à l’exposition des données personnelles de 7 500 personnes, soit plus de trois fois le nombre total de ses employés. La PDG de l’IRD, Valérie Verdier, a signé un courrier officiel pour informer le personnel de cet incident.
Les données personnelles exposées lors de ce piratage incluent des informations d’identification comme le nom, le prénom, le sexe, la nationalité, la date et le lieu de naissance. Sont également concernées des données relatives à la vie personnelle, telles que l’adresse postale, le numéro de téléphone personnel, et le numéro de sécurité sociale. Du côté professionnel, les données exposées couvrent le matricule de l’agent, son rattachement administratif, son affectation géographique, son statut, son corps, son grade, son poste, son niveau, son échelon, son emploi, sa discipline, son adresse électronique professionnelle et son numéro de téléphone professionnel. Ces informations, combinées, permettent potentiellement d’usurper une identité ou de commettre des fraudes.
L’IRD a détecté l’intrusion le 24 juillet 2026, mais il a fallu attendre le 6 août 2026 pour confirmer que les données de 7 500 personnes avaient été exposées. À cette date, l’organisme n’a pas pu établir avec certitude si ces données avaient été exfiltrées, c’est-à-dire copiées et volées par les pirates. Une enquête interne a été menée pour déterminer l’origine, l’étendue et les conséquences de l’incident. Valérie Verdier, la PDG, a assuré que des mesures immédiates ont été prises pour contenir l’incident, sécuriser les systèmes et rétablir progressivement les services.
L’IRD a identifié plusieurs risques liés à cet incident, notamment des risques de piratage de compte, d’usurpation d’identité ou de fraude. Pour limiter ces dangers, l’institut a isolé les serveurs informatiques concernés et mis en place une cellule de crise. L’IRD a également signalé l’incident aux autorités compétentes, porté plainte et collaboré avec plusieurs organismes spécialisés : l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), le CERT RENATER (organisme de réponse aux incidents de sécurité informatique pour la recherche), le COSSI (Centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information) et le FSSI (Fonctionnaire de sécurité des systèmes d’information).
Cet incident n’est pas isolé en France. En février 2026, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), une autre institution de recherche française, avait déjà subi une fuite de données concernant les personnels recrutés avant le 1er janvier 2007. L’IRD a publié un communiqué officiel pour informer le public de la situation, bien que ce document soit plus succinct que la lettre interne adressée à son personnel. Ces événements soulignent les vulnérabilités des systèmes informatiques des institutions publiques et la nécessité de renforcer leur sécurité.

