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☕️ Piratage de la DGFiP : deux suspects interpellés, l’enquête se poursuit

Next.ink · mis à jour il y a 16 j

L’enquête lancée par la section cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l’office anti-cybercriminalité (Ofac) suite au piratage de la plateforme cet été de la Direction générale des finances publiques a débouché sur l’interpellation de deux suspects, rapporte Franceinfo. Suite à son interpellation le 18 août, un homme de 18 ans a été mis […].

Enquête sur piratage

Une enquête a été ouverte par la section cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l’Office anti-cybercriminalité (Ofac) après le piratage de la plateforme de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) cet été. La DGFiP est l’administration française chargée de collecter les impôts et de gérer les finances publiques. Le piratage a touché 678 000 usagers, selon une enquête précédente. L’Ofac est une unité spécialisée dans la lutte contre les cyberattaques, chargée d’enquêter sur les intrusions informatiques et la récupération de données volées. Cette enquête a permis l’interpellation de deux suspects, révélant l’ampleur des investigations menées pour identifier les responsables d’une attaque informatique majeure contre une institution publique.

Deux suspects arrêtés

Deux suspects ont été interpellés dans le cadre de cette enquête. Le premier, un homme de 18 ans domicilié en région parisienne, a été arrêté le 18 août 2026, mis en examen le 20 août et placé en détention provisoire. Le second, un mineur de 16 ans, a été interpellé le 26 août, puis libéré après sa garde à vue. Cependant, son matériel informatique sera conservé par les enquêteurs pour être analysé. Ces interpellations montrent que les autorités ont identifié des profils variés parmi les suspects, incluant un majeur déjà connu des services de police pour des affaires similaires.

Lien avec ZeroBytes

Le suspect majeur de 18 ans serait membre du groupe de pirates ZeroBytes, connu des services de police pour ses activités cybercriminelles. Ce groupe est suspecté d’être à l’origine de plusieurs piratages récents, dont ceux de l’Éducation nationale, de France Travail (16 millions de comptes concernés) et de l’opérateur télécom SFR. Ces attaques ont entraîné des fuites massives de données personnelles, soulignant la menace croissante que représentent les groupes organisés dans le domaine de la cybercriminalité. Le suspect avait déjà été mis en examen à deux reprises en 2024 et 2025 pour des faits similaires, ce qui indique une récidive dans ses activités illégales.

Chefs d'accusation précis

Le suspect majeur a été mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation liés à des infractions informatiques commises en bande organisée. Parmi ces chefs d’accusation figurent l’accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD) à caractère personnel, ainsi que la modification frauduleuse, extraction, transmission, reproduction et détention de données contenues dans un STAD. Un STAD désigne un système informatique automatisé, comme une base de données ou une plateforme en ligne, utilisé pour traiter des informations sensibles. Ces infractions sont punies par le code pénal français, avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer un délit grave.

Ce que ça pourrait changer

L’enquête se poursuit pour identifier et interpeller d’autres personnes impliquées dans le piratage de la DGFiP. Les autorités cherchent à démanteler l’ensemble du réseau criminel derrière cette attaque, qui a touché des centaines de milliers d’usagers. Les investigations incluent l’analyse des équipements saisis et le croisement des preuves numériques pour remonter jusqu’aux autres membres du groupe. Cette affaire illustre l’importance de la coopération entre les services de police, les parquets et les institutions publiques pour lutter contre la cybercriminalité organisée, un phénomène en constante évolution.

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