Guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada : Trump calme le jeu avec Carney
Le président américain, Donald Trump, a annoncé dans la soirée du mardi 18 août qu’il suspendait pour les trois prochains jours l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane de 50 % sur de nouveaux produits canadiens. Les deux pays auraient conclu in extremis un accord commercial provisoire, rapporte ‘‘The Globe and Mail’’.
En août 2026, les États-Unis et le Canada sont au bord d’une guerre commerciale après que le président américain Donald Trump a menacé d’appliquer des droits de douane de 50 % sur plusieurs produits canadiens. Ces taxes, prévues pour entrer en vigueur le 18 août 2026, visaient notamment les automobiles, l’aluminium, l’acier et les produits forestiers canadiens. Le Canada, de son côté, avait adopté des mesures de rétorsion, comme des taxes sur les automobiles américaines et un boycott de certains alcools en provenance des États-Unis. Cette escalade s’inscrit dans une politique commerciale agressive de Trump, qui a déjà dénoncé ou renégocié plusieurs accords internationaux depuis son retour au pouvoir en 2025. Les négociations entre les deux pays, qualifiées d’"acharnées" par le quotidien canadien The Globe and Mail, ont finalement abouti à un accord provisoire quelques heures avant l’entrée en vigueur des nouvelles taxes.
Donald Trump a annoncé dans la soirée du 18 août 2026 la suspension pour trois jours de l’application des droits de douane de 50 %, après la conclusion d’un accord commercial provisoire avec le Canada. Cet accord, bien que non détaillé publiquement, pourrait relancer le projet de pipeline Keystone XL, un oléoduc reliant le Canada aux États-Unis, bloqué à deux reprises par les administrations précédentes américaines. Cependant, le premier ministre canadien Mark Carney a tempéré l’optimisme en soulignant que des progrès avaient été réalisés, mais que des travaux restaient à accomplir. Les discussions portaient notamment sur la réduction des droits de douane américains sur les produits canadiens et l’abandon des représailles canadiennes, comme la politique "Achetez canadien" ou le boycott des alcools américains dans certaines provinces.
Les États-Unis ont formulé plusieurs demandes au Canada dans le cadre de ces négociations. Parmi elles figuraient l’abandon des représailles canadiennes sur les automobiles américaines, la levée du boycott des alcools américains dans plusieurs provinces canadiennes, et la fin de la politique "Achetez canadien", une mesure visant à privilégier les produits locaux dans les achats publics. Washington exigeait également un droit de préemption sur les minéraux critiques (métaux et minerais essentiels pour les technologies, comme le lithium ou le cobalt) et l’achat d’avions radar américains dans le cadre de l’adhésion du Canada au système de défense antimissile Dôme d’or. Ces demandes reflètent une stratégie américaine plus large de sécurisation des chaînes d’approvisionnement et de réduction de la dépendance aux importations.
L’économiste Nick Marro, de l’entreprise *Economist Intelligence Unit*, a souligné que les droits de douane imposés par Trump n’avaient pas atteint leurs objectifs initiaux, à savoir le rapatriement des emplois industriels aux États-Unis ou la réduction de l’inflation. Au Canada, Mark Carney a réaffirmé la volonté de son gouvernement de construire une économie plus forte et indépendante, malgré les tensions commerciales. Les négociations ont mis en lumière les désaccords persistants entre les deux pays, notamment sur les politiques industrielles et les échanges commerciaux. Le quotidien *The Globe and Mail*, référence au Canada, a joué un rôle clé en relayant les développements de cette crise et en analysant ses implications pour l’économie nord-américaine.

