Aux USA, l’IA aurait créé bien plus d’emplois qu’elle n’en a détruit
Se basant notamment sur des données émanant de LinkedIn, The Economist a calculé que le nombre de créations de postes liés au développement des datacenters en particulier et de l’IA en général surpasse les licenciements liés à l’IA. « L’apocalypse de l’emploi est reportée », titre The Economist, qui estime que l’IA aurait permis la […].
Selon une analyse publiée par The Economist en septembre 2026, l’intelligence artificielle (IA) aurait généré environ 1 million d’emplois supplémentaires aux États-Unis depuis 2023, alors que seulement 200 000 postes auraient été supprimés durant la même période. Cette étude s’appuie notamment sur des données de LinkedIn, le réseau social professionnel, qui permet de suivre les tendances du marché de l’emploi. L’IA est ici définie comme l’ensemble des technologies permettant aux machines d’imiter des tâches humaines, comme le traitement du langage ou l’analyse de données. Le titre de l’article, « L’apocalypse de l’emploi est reportée », suggère que les craintes d’un chômage massif dû à l’IA ne se sont pas (encore) réalisées à grande échelle.
L’impact de l’IA sur l’emploi n’est pas uniforme selon les secteurs d’activité. Certaines professions, comme celles des agents du service client ou des secrétaires et assistants administratifs, ont enregistré une baisse des recrutements d’environ 10 % et 15 % respectivement depuis janvier 2023. Ces métiers, souvent caractérisés par des tâches répétitives ou administratives, sont particulièrement vulnérables à l’automatisation par l’IA. À l’inverse, d’autres domaines, comme la construction et les infrastructures, connaissent une forte demande en main-d’œuvre pour répondre aux besoins liés au développement des datacenters (centres de données) et à l’expansion des technologies IA. Ces infrastructures, essentielles pour stocker et traiter les données nécessaires au fonctionnement des IA, nécessitent des compétences variées, allant du génie civil à la maintenance informatique.
Le Bureau des statistiques du travail (BLS) des États-Unis anticipe une baisse significative des emplois dans les secteurs administratifs et de l’assistance de bureau, avec une perte estimée à 752 000 postes d’ici 2035. Cependant, cette projection ne tient pas compte des nouveaux emplois créés par l’IA dans d’autres domaines. Par ailleurs, l’article mentionne que 1 % des emplois qualifiés aux États-Unis sont désormais des « emplois liés à l’IA », c’est-à-dire des postes directement liés à la conception, au déploiement ou à la maintenance de ces technologies. Ces emplois incluent des rôles comme ingénieur en machine learning, data scientist ou spécialiste en cybersécurité des systèmes IA.
L’article soulève une question sur l’émergence de nouveaux métiers liés à l’IA, comme celui de *« dresseur d’agents IA »*, un terme utilisé de manière ironique pour désigner une personne chargée de superviser ou de guider des systèmes d’IA. Certains lecteurs, comme le commentateur *kampuchea*, soulignent l’ironie de voir des articles évoquer à la fois des risques liés à l’IA et la création de nouveaux emplois pour la gérer. D’autres, comme *plopl*, mettent en garde contre une possible bulle spéculative dans le secteur des datacenters, où la demande en emplois pourrait diminuer une fois les infrastructures construites. Enfin, *m1k4* observe que l’adoption de l’IA reste lente dans de nombreuses entreprises, ce qui limite pour l’instant son impact sur l’emploi global.

