Plus de 1 200 morts en un week-end : où était l’État belge pendant la canicule ?
Bien que le pays n’ait pas connu les mêmes températures que la France, c’est la Belgique qui a enregistré la surmortalité la plus importante chez les plus de 65 ans lors de la vague de chaleur de la fin juin. Décrivant un week-end d’urgence absolue dans les services de secours, la presse dénonce la négligence des autorités..
Entre le 22 et le 28 juin 2026, la Belgique a enregistré un bilan humain exceptionnellement lourd avec 1 273 décès survenus en un seul week-end, selon les données du journal De Standaard. Ce chiffre fait de cette période le week-end le plus meurtrier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en Belgique. Pour comparaison, les pics de mortalité observés pendant les vagues de Covid-19 en Europe avaient été moins élevés. Les températures, bien que très élevées, n’ont pas atteint des records absolus comme dans d’autres pays européens, ce qui rend ce bilan d’autant plus surprenant. Les autorités belges n’ont pas encore officiellement réagi à ces chiffres, mais des médias locaux soulignent l’absence de mesures préventives visibles malgré les alertes météorologiques répétées.
Les données du réseau européen d’étude de la mortalité (EuroMOMO), qui surveille les décès en Europe, révèlent une surmortalité moyenne de 15 % pour la semaine du 22 au 28 juin 2026. Ce réseau utilise un indicateur appelé score Z pour mesurer l’écart entre le nombre de décès observés et la normale. Un score Z de 4 est déjà considéré comme une surmortalité très élevée, mais pour l’Europe, il a atteint 11,6, un niveau qualifié de très critique. La Belgique figure parmi les pays les plus touchés, avec une surmortalité particulièrement marquée chez les plus de 65 ans, selon De Tijd. La France, bien que plus touchée en nombre absolu, a enregistré une surmortalité moins concentrée sur une courte période.
La vague de chaleur de juin 2026 a frappé l’ensemble de l’Europe, mais ses effets ont été inégaux. Si la France a connu la surmortalité la plus importante en nombre absolu, la Belgique se distingue par une concentration extrême des décès sur un week-end, avec des températures moins extrêmes que dans d’autres pays. Par exemple, en France, les températures ont parfois dépassé 40 °C, tandis qu’en Belgique, elles ont atteint 44 °C à Bruxelles, un seuil exceptionnel mais pas record. Les médias belges soulignent que cette situation interroge sur l’efficacité des systèmes de prévention et d’alerte, alors que les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et intenses avec le changement climatique. Aucun pays n’a été épargné, mais la Belgique semble avoir subi des conséquences disproportionnées.
L’article ne mentionne pas explicitement de responsables ou de mesures manquées, mais les médias belges, comme *De Standaard* et *De Tijd*, soulignent l’absence de réactions visibles de l’État pendant la canicule. Les alertes météorologiques existaient, mais les dispositifs de protection pour les populations vulnérables, notamment les personnes âgées, semblent avoir été insuffisants ou inefficaces. Les données d’*EuroMOMO* montrent que la surmortalité était concentrée sur une courte période, ce qui suggère un manque de préparation ou de coordination entre les services de santé, les communes et les autorités régionales. Aucune explication officielle n’a encore été donnée pour expliquer cette situation, mais les médias locaux appellent à une enquête sur les lacunes du système de santé publique en cas de canicule.

