L’Académie Goncourt retire le roman de Thélyson Orélien de sa sélection
L’auteur est soupçonné d’avoir eu recours à l’IA pour écrire son roman, en lice pour de nombreux prix..
Au début du mois de septembre, l'Académie Goncourt, une institution littéraire française prestigieuse fondée en 1903 et connue pour décerner chaque année un prix littéraire récompensant un roman en prose, a inclus le roman C'était ça ou mourir de l'auteur canadien Thélyson Orélien dans sa première sélection officielle. Cette sélection marque une étape importante pour un auteur, car elle le place parmi les finalistes potentiels du prix Goncourt, qui est l'un des plus renommés en France et dans la francophonie. Le roman en question, publié par l'éditeur Boréal, un acteur majeur de l'édition québécoise, avait ainsi attiré l'attention des critiques et du public. L'Académie Goncourt n'a pas précisé les raisons de ce choix initial, se contentant de valider la qualité littéraire de l'œuvre selon ses critères habituels.
Quelques semaines après cette sélection, l'Agence France-Presse (AFP), une agence de presse française fondée en 1835 et reconnue pour son indépendance, a révélé que l'Académie Goncourt avait retiré C'était ça ou mourir de sa sélection. Cette décision fait suite à des soupçons selon lesquels Thélyson Orélien aurait utilisé l'intelligence artificielle (IA) pour rédiger une partie ou la totalité de son roman. L'IA désigne ici des technologies capables de générer du texte, des images ou d'autres contenus de manière automatisée, souvent à partir de données préexistantes. Orélien a nié ces accusations, affirmant que son œuvre était entièrement le fruit de son travail personnel. Cette polémique soulève des questions sur l'éthique de l'utilisation de l'IA dans la création littéraire, un débat qui prend de l'ampleur dans le monde de l'édition.
En réponse à ces allégations, l'éditeur Boréal a annoncé la suspension immédiate de la promotion du roman C'était ça ou mourir, le temps d'éclaircir la situation. Cette décision vise à préserver la réputation de l'auteur et de l'œuvre, tout en permettant une enquête interne ou externe sur les accusations portées. Boréal, qui est basé au Québec, est un acteur clé de l'édition francophone en Amérique du Nord, et cette affaire pourrait avoir des répercussions sur sa relation avec les auteurs et les lecteurs. L'éditeur n'a pas précisé si d'autres mesures seraient prises, mais cette suspension montre l'importance accordée à la transparence et à l'intégrité dans le processus de publication.
L'Académie Goncourt n'a pas communiqué de détails supplémentaires sur les raisons de son retrait ni sur les suites à donner à cette affaire. Thélyson Orélien, dont la carrière littéraire pourrait être affectée par cette polémique, attend des clarifications pour défendre son travail. De son côté, l'éditeur Boréal a indiqué qu'il fournirait des informations complémentaires dès que possible, sans préciser de délai. Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés les acteurs du monde littéraire face à l'émergence de nouvelles technologies comme l'IA, qui bousculent les normes traditionnelles de la création et de la reconnaissance artistique.

