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Joshua Kutryk donne ses premières impressions de la vie en orbite

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 1 j

L’Albertain est arrivé à la Station spatiale internationale le 1er octobre, pour une mission de six mois..

Premier vol spatial

Joshua Kutryk, un astronaute canadien de 44 ans originaire d’Alberta, a effectué son premier vol dans l’espace le 1er octobre 2026. Il a rejoint la Station spatiale internationale (SSI) à bord de la capsule Dragon de SpaceX, dans le cadre du Programme des missions habitées commerciales de la NASA. Ce programme vise à transporter des astronautes vers la SSI en utilisant des vaisseaux privés, comme ceux développés par SpaceX. La mission d’Kutryk s’inscrit comme une étape importante pour le Canada, car il devient le septième Canadien à séjourner dans la SSI depuis son lancement en 1998. Avant cette mission, Kutryk était pilote d’avion de chasse CF-18 et avait participé à des missions pour l’OTAN, l’ONU et le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD).

Réactions en orbite

Dès son arrivée dans la SSI, située à environ 400 kilomètres d’altitude, Joshua Kutryk a partagé ses premières impressions sur la vie en orbite. Il a décrit la vue de la Terre depuis l’espace comme une expérience à la fois humiliante et spectaculaire, déclarant : « Voir la Terre depuis l’espace, c’est absolument incroyable. Je me sentais si petit ». Il a également souligné l’émotion intense de cette vision, qu’il qualifie de « la chose la plus spectaculaire » qu’il ait jamais vécue. Parmi les phénomènes observés, il a mentionné les aurores boréales, qu’il a décrites comme « l’une des choses les plus incroyables », avec la Terre enveloppée dans un « manteau de teintes fluorescentes dansantes ». Ces aurores, visibles depuis l’espace, sont des phénomènes lumineux causés par l’interaction entre les particules solaires et le champ magnétique terrestre.

Adaptation à l'apesanteur

S’adapter à l’apesanteur (ou microgravité), où les objets et les personnes flottent en raison de la très faible gravité, a été un défi pour Joshua Kutryk. Bien que son corps se soit rapidement habitué à cette nouvelle condition pour éviter les nausées, il a expliqué que des tâches simples comme manger, se déplacer ou dormir deviennent complexes. Il a comparé cette expérience à « réapprendre à faire les choses comme un enfant de deux ou trois ans », car il faut réinventer des gestes anodins. Par exemple, il a mentionné la difficulté de savoir « quoi faire de ses mains en dormant ». Malgré ces frustrations temporaires, il a trouvé du réconfort en en riant avec ses coéquipiers : la commandante Jessica Watkins (NASA), le pilote Luke Delaney (NASA) et le spécialiste de mission russe Sergueï Teteriatnikov. Cette équipe, appelée Équipage 13, collabore pour assurer la maintenance de la SSI et mener des expériences scientifiques.

Décollage et trajet

La mission d’Joshua Kutryk a débuté le 1er octobre 2026 avec le décollage de la capsule Dragon depuis le Centre spatial Kennedy de la NASA, situé en Floride (États-Unis). Le trajet jusqu’à la SSI a duré 7 heures et 55 minutes, ce qui constitue le voyage le plus rapide jamais réalisé par un vaisseau américain pour rejoindre la station. Cette durée varie selon les missions en fonction de la position de la SSI au moment du décollage. Par comparaison, l’équipage précédent, parti en février 2026, avait mis plus de 30 heures pour effectuer le même trajet. La SSI, un laboratoire orbital international, sert de plateforme pour des recherches scientifiques et des missions d’exploration spatiale, comme celles prévues vers la Lune et Mars.

Ce que ça pourrait changer

Joshua Kutryk participe à plusieurs études canadiennes et internationales menées à bord de la SSI. Ces recherches portent notamment sur la *santé mentale*, la *masse osseuse* et la *santé cardiorespiratoire* des astronautes, des sujets cruciaux pour les missions spatiales de longue durée. En plus de ces expériences, il contribuera à la maintenance régulière de la station et effectuera des réparations techniques. Il participera également à des *sorties extravéhiculaires* (ou *sorties dans l’espace*), où les astronautes quittent la SSI pour effectuer des travaux à l’extérieur. Ces activités sont essentielles pour préparer les futures missions d’exploration lunaire et martienne, où les conditions de vie et de travail seront encore plus exigeantes.

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