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Les ventes de propriétés résidentielles sont en baisse à Montréal et au Québec

Le Devoir · mis à jour il y a 4 h

L’abordabilité continue de se détériorer, notamment en raison du contexte économique et géopolitique..

Marché en ajustement

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) observe une baisse continue des ventes de propriétés résidentielles au Québec et à Montréal depuis le début de l’année 2026. Cette situation s’inscrit dans une période d’ajustement du marché immobilier, qui s’étire sur plusieurs mois. Selon Hélène Bégin, économiste-experte à l’APCIQ, cette transition vers un marché plus équilibré reste incomplète, malgré une offre de propriétés en vente plus importante qu’auparavant. L’organisation souligne que ce phénomène touche la majorité des régions de la province, sans distinction.

Baisse des ventes à Montréal

En septembre 2026, les ventes de propriétés résidentielles dans la région métropolitaine de Montréal ont reculé de 12 % par rapport à septembre 2025, passant de 3 486 à 3 082 transactions. Cette diminution concerne toutes les catégories de logements : les plex (immeubles de plusieurs logements) ont enregistré le plus fort repli avec une baisse de 16 %, suivis des copropriétés (-14 %) et des unifamiliales (maisons individuelles, -9 %). Parallèlement, le nombre de propriétés mises en vente a augmenté d’environ 20 %, atteignant 21 793 inscriptions contre 18 173 un an plus tôt.

Stabilité des prix médians

En septembre 2026, les prix médians des propriétés à Montréal sont restés stables par rapport à septembre 2025. Une unifamiliale se vendait en moyenne 635 000 $, une copropriété 430 000 $ et un plex 861 000 $. Bien que ces prix aient connu une hausse modérée ces derniers mois, l’APCIQ indique que l’abordabilité des logements continue de se dégrader. Cette situation s’explique notamment par un contexte économique et géopolitique incertain, ainsi que par la hausse des taux hypothécaires fixes observée au printemps et au début de l’automne 2026.

Tendance provinciale similaire

La baisse des ventes immobilières ne se limite pas à Montréal : au Québec, le nombre total de transactions a diminué de 7 % en septembre 2026, avec 7 045 propriétés vendues contre 7 560 un an plus tôt. Dans la région métropolitaine de Québec, les ventes ont reculé de 5 %, totalisant 776 transactions. Parallèlement, les nouvelles inscriptions ont augmenté de 21 % dans la région de la Capitale-Nationale. Le prix médian d’une unifamiliale y est passé de 453 500 $ en septembre 2025 à 475 000 $ en 2026, confirmant une tendance à la hausse des prix dans cette zone.

Ce que ça pourrait changer

Camille Laberge, directrice adjointe de l’analyse de marché à l’**APCIQ**, explique que la demande en logements diminue au Québec, mais que cette baisse reste insuffisante pour faire baisser les prix de manière généralisée. Selon elle, l’offre de propriétés à vendre effectue un retour progressif vers une situation normale après plusieurs années de *pénurie* marquée. Cette transition explique pourquoi les prix ne suivent pas la baisse des ventes. Les *taux hypothécaires fixes*, en hausse récente, aggravent également la difficulté pour les acheteurs à accéder à la propriété, réduisant ainsi leur pouvoir d’achat.

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