NapseflowNapseflow
Société

Les stars du football dépensent des fortunes dans la cryothérapie: pas de bol ça ne sert à rien

Slate FR · mis à jour il y a 12 h

Très prisée dans le monde du sport de haut niveau, la cryothérapie est censée favoriser la récupération après l'effort. Pourtant, selon Claire-Marie Roberts, experte en performance sportive, cette pratique ne reposerait pas sur des preuves scientifiques solides..

La cryothérapie en football

La cryothérapie est une technique utilisée dans le football professionnel pour favoriser la récupération musculaire après l’effort. Elle consiste à exposer le corps à des températures extrêmement basses, souvent dans des cabines spécialisées ou, comme l’a montré Harry Kane lors de la Coupe du monde des clubs 2025, en plongeant dans une poubelle remplie de glaçons. Cette pratique est très prisée des joueurs et des clubs, qui y investissent des sommes importantes, convaincus de ses bénéfices. Pourtant, selon Claire-Marie Roberts, experte en performance sportive et ancienne directrice de la performance pour le club anglais Coventry, il n’existe aucune preuve scientifique solide démontrant son efficacité pour la récupération. Elle qualifie même cette pratique de « pseudo-science », soulignant que son adoption relève davantage d’un effet de mode que d’une démarche fondée sur des données probantes.

Absence de preuves scientifiques

Claire-Marie Roberts, experte en performance sportive avec une carrière dédiée à l’accompagnement d’athlètes de haut niveau, notamment dans le football professionnel, estime que la cryothérapie repose sur des bases scientifiques très fragiles. Elle précise qu’aucune étude rigoureuse ne valide son utilité pour la récupération musculaire. La seule exception mentionnée est une étude très sommaire suggérant un possible effet préventif contre la démence, mais cela ne concerne pas directement la récupération sportive. Roberts dénonce un écart croissant entre les pratiques adoptées par les clubs et les preuves scientifiques disponibles. Selon elle, l’absence de fondement scientifique ne décourage pas les clubs, qui suivent souvent des tendances initiées par des équipes prestigieuses comme l’équipe d’Angleterre, Manchester City ou Chelsea, créant ainsi un effet domino dans l’adoption de ces méthodes.

Alternatives recommandées

Face à l’inefficacité présumée de la cryothérapie, Claire-Marie Roberts recommande aux athlètes de privilégier des méthodes éprouvées pour optimiser leur récupération. Elle met en avant deux piliers essentiels : un sommeil de qualité et une alimentation équilibrée. Ces deux éléments sont reconnus par la science comme des facteurs clés pour la récupération musculaire et la performance sportive. Roberts souligne que ces solutions, bien que moins spectaculaires que les innovations marketing, sont bien plus efficaces et accessibles. Elle critique ainsi l’engouement pour des méthodes coûteuses et non validées, qui détourne l’attention des bases fondamentales de la récupération.

Autres pratiques non validées

La cryothérapie n’est pas la seule pratique adoptée par les footballeurs sans preuve scientifique solide. Claire-Marie Roberts cite également les compléments alimentaires, dont la prise est souvent mal ciblée. Hormis la vitamine D, dont les carences sont documentées dans l’hémisphère nord, et la vitamine C, souvent insuffisante dans l’alimentation, les autres compléments sont rarement justifiés. Roberts donne l’exemple de comprimés avalés sans réelle nécessité. Autre exemple : les bandes de kinésiologie, ou k-tape, portées par des athlètes comme Cristiano Ronaldo ou David Beckham. Aucune étude ne démontre leur efficacité pour prévenir les blessures ou améliorer les performances. Ces pratiques, selon Roberts, illustrent un problème plus large : le football professionnel accorde trop peu d’importance à la science dans ses décisions, ce qui favorise l’émergence de solutions marketing plutôt que de méthodes validées.

Ce que ça pourrait changer

Claire-Marie Roberts dénonce un marketing sportif agressif qui exploite la crédulité des athlètes et des clubs en quête de solutions miracles. Elle qualifie ces pratiques de « charlatanisme » et souligne que les joueurs, souvent prêts à dépenser des fortunes pour des méthodes non prouvées, sont les premières victimes de ce système. Roberts explique que cette situation s’aggrave en raison d’un fossé croissant entre la science et la pratique dans le football professionnel. Les clubs, influencés par des tendances initiées par des équipes prestigieuses, adoptent des méthodes sans fondement scientifique, parfois au mépris des conseils des experts. Ce phénomène, selon elle, profite avant tout aux entreprises commercialisant ces solutions, comme celles vendant des cabines de cryothérapie ou des bandes de kinésiologie, plutôt qu’aux athlètes eux-mêmes.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.