Un décès par surdose de Benadryl à Drummondville
Michel Richard, 61 ans, a été retrouvé sans vie dans une toilette de l’organisme l’Ensoleilvent le 24 juin..
Un homme de 61 ans, Michel Richard, est décédé le 24 juin 2026 à Drummondville à la suite d’une surdose de Benadryl. Le coroner Yvon Garneau a confirmé que cette surdose, impliquant la diphénhydramine, était la cause du décès. Michel Richard vivait en situation d’itinérance et a été retrouvé sans vie dans une toilette de l’organisme l’Ensoleilvent. La diphénhydramine est le principe actif du Benadryl, un antihistaminique en vente libre utilisé pour traiter les allergies, les symptômes du rhume ou les insomnies. Ce médicament peut être dangereux en cas de surdosage, surtout pour les personnes souffrant de problèmes de santé comme l’hypertension ou le diabète. Michel Richard avait des antécédents de tension artérielle élevée et de diabète, ce qui rend son cas encore plus préoccupant.
Le Benadryl, ou diphénhydramine, est un médicament accessible sans ordonnance, souvent utilisé pour soulager les allergies ou les symptômes du rhume. Cependant, il présente des risques importants en cas de surdosage, notamment des troubles cardiaques, des convulsions ou, dans les cas extrêmes, la mort. Le coroner Yvon Garneau a souligné que ce médicament est contre-indiqué pour les personnes souffrant d’hypertension, une condition dont souffrait Michel Richard. Les coroners impliqués dans deux cas de décès (celui de Michel Richard en 2026 et celui d’un jeune homme de 18 ans en 2023 à Saint-Mathias-sur-Richelieu) ont tous deux conclu à des surdoses accidentelles. Ces incidents ont mis en lumière les dangers potentiels de ce médicament, surtout lorsqu’il est accessible en libre-service dans les pharmacies.
À la suite des deux décès, les coroners Vincent Denault et Yvon Garneau ont recommandé de retirer les médicaments à base de diphénhydramine des tablettes en libre-service dans les pharmacies. Cette recommandation fait suite à un projet de règlement publié dans la Gazette officielle du Québec le 30 juin 2026, visant à restreindre l’accès à ce produit. Les coroners estiment que des mesures urgentes doivent être mises en place, car les intoxications à ce médicament sont en hausse. Malgré ces démarches, le coroner Garneau a souligné l’importance d’agir rapidement pour éviter d’autres drames similaires. Le Centre antipoison du Québec avait déjà alerté sur les dangers de ce médicament en 2023.
Michel Richard vivait en situation d’itinérance et était connu de l’organisme l’Ensoleilvent, où il a été retrouvé sans vie. Bien que le coroner n’ait pas émis de recommandation spécifique pour cet organisme, son directeur, François Gamelin, a indiqué que des mesures avaient été mises en place, comme des rondes régulières dans les espaces verrouillés. Les intervenants de l’organisme suivront prochainement une formation Sentinelle pour rafraîchir leurs connaissances et protocoles d’intervention. Malgré ces efforts, les intervenants soulignent que les personnes dirigées vers l’hôpital reviennent souvent rapidement dans leur organisme, ce qui limite l’efficacité des prises en charge à long terme.
Le coroner Yvon Garneau a rappelé que Michel Richard était connu pour des propos à connotation suicidaire, bien qu’aucune hospitalisation n’ait été ordonnée après ses consultations aux urgences. Les policiers avaient coordonné ces consultations, mais Michel Richard ne présentait pas de danger immédiat pour lui-même ou pour autrui. Ce cas soulève des questions sur la prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité, notamment celles souffrant de troubles de santé mentale ou d’addictions. Les intervenants de *l’Ensoleilvent* reconnaissent que les protocoles actuels ne suffisent pas toujours à éviter des tragédies comme celle de Michel Richard.

